Le jeune créateur du mouvement Biama, Guei Karl Kevine Yvane, plus connu sous le surnom de Kalomaman, s’est confié dans une vidéo publiée par Brut Afrique. Au cours de cet entretien, il est revenu sur l’origine de cette tendance devenue virale sur les réseaux sociaux, tout en livrant sa propre définition de ce phénomène culturel. Selon lui, le Biama est la danse des immatures.
Selon lui, le Biama se distingue des danses classiques par son esprit décalé. « Le Biama d’abord, c’est la danse des immatures. Si tu n’es pas immature, tu ne peux pas faire la danse. Dès que tu fais la danse, c’est que tu es immature aussi », explique-t-il avec humour, assumant pleinement le caractère spontané et ludique de ce mouvement.
Kalomaman a également évoqué son parcours personnel, marqué par des difficultés financières qui l’ont contraint à abandonner l’école alors qu’il était en classe de première. « J’ai arrêté l’école à cause du manque de moyens de mes parents. Aujourd’hui, je ne regrette pas d’avoir abandonné mes études. Je suis avec mes artistes et je ne regrette pas », confie-t-il.
Pour le jeune créateur, le Biama ne doit pas être considéré comme une simple danse, mais plutôt comme un véritable mouvement. « Nous, on ne sait pas danser, on sait faire le Biama. Ce n’est pas un concept, c’est un mouvement qui a été créé. On n’appelle pas ça une danse, mais le Biama », insiste-t-il.
Revenant sur la naissance de ce phénomène, Kalomaman raconte que tout a commencé de manière totalement improvisée. Alors qu’il se trouvait dans une salle de jeux en train de jouer au célèbre jeu Konami, il s’est mis à danser après avoir remporté une partie. Un ami a filmé la scène et l’a publiée sur les réseaux sociaux, donnant ainsi naissance à ce qui deviendra plus tard le mouvement Biama.
« J’étais dans une salle de jeu et je jouais à Konami. J’ai gagné et je me suis mis à danser. Un ami m’a filmé et a publié la vidéo sur les réseaux sociaux. C’est comme ça que tout a commencé », se souvient-il.
La popularité du Biama a ensuite pris de l’ampleur grâce au soutien de plusieurs artistes qui ont rapidement adhéré à ce mouvement. « Quand les artistes ont vu que le Biama était un bon mouvement, ils ont eu confiance en nous et cela nous a lancés », explique Kalomaman.
Aujourd’hui, le jeune créateur nourrit l’ambition de faire connaître davantage ce mouvement au-delà des frontières. « Moi, j’ai besoin de faire encore plus d’efforts pour pouvoir monter et atteindre le niveau mondial », affirme-t-il avec détermination.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























