La sortie du Président du Mouvement des jeunes de Côte d’Ivoire (MJCI), Jean-François Kouassi adressée au Président de la République, Alassane Ouattara, le dimanche 22 mars 2026 continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique ivoirienne. Parmi celles-ci, la prise de position de Jonathan Morrison n’est pas passée inaperçue.
Dans un message à la tonalité ferme mais fraternelle, Jonathan Morrison a tenu à recadrer le jeune activiste sur la forme et le fond de son intervention. « Cher frère, la prochaine fois que tu t’adresses au Président de la République ou que tu parles de lui, essaie d’être un peu plus poli dans tes propos », a-t-il déclaré d’entrée, appelant à davantage de respect dans le débat public.
A lire aussi : Jean-François Kouassi s’excuse après ses critiques sur les voyages du chef de l’État Ouattara et ses propos l’invitant à démissionner
Insistant sur la stature et le parcours du chef de l’État, Morrison a rappelé que la fonction présidentielle impose un minimum de considération, indépendamment des divergences politiques. « Avant d’être Président, il peut être ton grand-père », a-t-il souligné, évoquant également l’expérience d’Alassane Ouattara, ancien Premier ministre puis Président depuis plus d’une décennie.
Au cœur de la polémique, les critiques formulées par Jean-François Kouassi sur les déplacements du Président. Une position que Jonathan Morrison juge excessive. « En quoi est-ce que ses voyages te dérangent au point de l’inviter à démissionner ? », s’est-il interrogé, estimant que de tels propos dépassent les limites du respect dû aux institutions.
Dans son intervention, l’entrepreneur ivoirien a également fait appel aux valeurs familiales et sociales, comparant la situation à celle d’un enfant qui interpellerait son père de manière irrespectueuse. Pour lui, s’en prendre ainsi au chef de l’État revient à porter atteinte à l’ensemble de la nation.
« Quelque soit ta position politique, tu dois du respect au Président. Lui manquer de respect, c’est manquer de respect à toute la nation », a-t-il martelé, tout en précisant qu’il ne s’inscrivait pas dans une logique partisane. « Je ne fais pas la politique mais j’aime mon pays », a-t-il ajouté.
Au-delà de la critique, Jonathan Morrison a voulu se montrer constructif, invitant Jean-François Kouassi à tirer profit de son influence auprès de la jeunesse. Il l’a encouragé à se former davantage et à proposer des solutions concrètes pour le développement du pays, plutôt que de s’inscrire dans une dynamique de confrontation.
Rappelons que Jean-François Kouassi avait été condamné le lundi 26 janvier 2026 à quinze jours de prison ferme, huit mois de prison avec sursis et une amende de 500 mille FCFA, par le Tribunal de première instance d’Abidjan. Une peine qu’il avait déjà effectuée, d’où sa libération ce mardi 27 janvier 2026. Il avait été interpelé le 8 janvier 2026, après avoir organisé un sit-in devant le ministère de la Fonction publique, pour dénoncer « la corruption » qui s’y pratique. Une condamnation rapide qui illustre les tensions entre pouvoir et société civile en Côte d’Ivoire.
Kouaho Lucien (stagiaire)
Fermeture de la société Treiize : « Voici les vraies raisons » (Jonathan Morrison) – allbuzzafrica

























