Le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Idriss Diallo, a tenu à mettre un terme définitif aux débats autour de l’avenir du sélectionneur national Emerse Faé. Invité de la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), le patron du football ivoirien a réaffirmé avec fermeté sa confiance totale envers le technicien ivoirien, appelant les supporters et les observateurs à plus de sérénité et de responsabilité.
Face aux interrogations récurrentes sur un éventuel départ d’Emerse Faé, Idriss Diallo s’est montré catégorique. « Il y a un débat Faé ou pas Faé, il faut arrêter ça. Il faut qu’on soit sérieux. Je veux quand même que les Ivoiriens se respectent et respectent leur pays », a-t-il déclaré, dénonçant une polémique qu’il juge inutile et contre-productive.
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Pour le président de la FIF, les faits parlent d’eux-mêmes. Il rappelle le contexte difficile dans lequel Emerse Faé a pris les rênes de l’équipe nationale. « Vous avez un entraîneur qui a pris l’équipe nationale au cours de la Coupe d’Afrique dans les difficultés. Il a fini par gagner la compétition », a souligné Idriss Diallo, faisant référence au sacre continental des Éléphants.
Au-delà du titre africain, le dirigeant ivoirien met également en avant les résultats obtenus sur la scène mondiale. « La Côte d’Ivoire n’avait plus joué la Coupe du monde depuis 12 ans. Il arrive et qualifie la Côte d’Ivoire pour la Coupe du monde 2026 », a-t-il rappelé, estimant que ce bilan mérite reconnaissance et stabilité.
Idriss Diallo n’a pas manqué de revenir sur ce qu’il considère comme une certaine incohérence dans les réactions populaires. « Quand on a gagné contre le Burkina Faso en huitièmes de finale, vous l’avez célébré, vous avez même affirmé qu’il s’appelle Guardiola Faé. Et puis, on arrive en quarts de finale, on perd face à l’Égypte, et des gens se lèvent sur les réseaux sociaux pour demander qu’il soit viré », a-t-il regretté. Selon lui, cette élimination correspond pourtant au niveau réel de la sélection ivoirienne sur l’échiquier continental.
Fermement opposé à toute décision dictée par la pression populaire, Idriss Diallo a tenu à préciser sa ligne de conduite. « Vous savez que moi, je ne cède pas sous la pression, et surtout pas la pression des réseaux sociaux. Je travaille pour mon pays avec sérieux », a-t-il insisté.
Reconnaissant que le sélectionneur, comme tout être humain, a des axes d’amélioration, le président de la FIF reste néanmoins confiant. « Faé a notre confiance. Il devra travailler pour améliorer les faiblesses qu’il a, comme tout être humain. Nous irons au Mondial avec Faé », a-t-il affirmé avec conviction.
Idriss Diallo a été sans équivoque : « Le départ de Faé n’a jamais été à l’ordre du jour à la fédération. Il est là et il sera là. Donc, ce débat sur un quelconque renvoi de Faé, il faut l’oublier ». Un message clair destiné à rassurer et à recentrer les énergies autour de l’objectif majeur : la Coupe du monde 2026.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























