Les propos de l’ancienne gloire du football égyptien, par ailleurs sélectionneur de l’équipe, Hossam Hassan, font actuellement grand bruit sur le continent. Figure emblématique des Pharaons et voix respectée du football africain, l’ex-international a livré une sortie remarquée sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), dénonçant ce qu’il considère comme une orientation défavorable au développement du football africain.
Dans une déclaration sans détour, Hossam Hassan s’est insurgé contre l’hypothèse d’une organisation de la CAN tous les quatre ans, une perspective qui alimente depuis plusieurs mois les débats au sein des instances sportives africaines.
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Pour lui, une telle décision serait loin de servir les intérêts du football africain. « Organiser la CAN tous les quatre ans ne sert pas le football africain, c’est une décision pensée pour l’Europe. Je suis égyptien et fier d’être africain, l’Afrique mérite mieux », a-t-il affirmé avec fermeté.
À travers cette prise de position, l’ancien attaquant des Pharaons met en lumière une inquiétude largement partagée par de nombreux observateurs du football continental. Selon lui, la CAN, organisée traditionnellement tous les deux ans, constitue non seulement une vitrine pour les talents africains, mais également un moteur de visibilité, de compétitivité et de développement pour plusieurs fédérations nationales. Réduire la fréquence de cette compétition phare risquerait, selon ses propos, d’affaiblir l’élan de progression observé ces dernières années.
Hossam Hassan insiste également sur la dimension identitaire de la CAN. Plus qu’un simple tournoi, la compétition représente un symbole fort d’unité et de fierté pour des millions d’Africains.
À ses yeux, toute réforme touchant à son format ou à sa périodicité devrait avant tout tenir compte des réalités locales, des calendriers nationaux et des besoins spécifiques du football africain, plutôt que de s’aligner sur des considérations extérieures.
Sa sortie intervient dans un contexte où la CAF est de plus en plus appelée à concilier les exigences du calendrier international avec les attentes des clubs européens, souvent réticents à libérer leurs joueurs lors des périodes de CAN. Un équilibre délicat qui, selon Hossam Hassan, ne doit pas se faire au détriment des intérêts africains.
Lucien Kouaho (stagiaire)

























