Figure bien connue de Yopougon et fondateur du mouvement Yang System, Jules Arthur Bado, plus connu sous le nom de Gnawa Toro, a livré un témoignage poignant et profondément spirituel au cours d’une interview. À 65 ans, l’homme invite la jeune génération à donner leur vie à Dieu.
« Toute ma promotion est morte, je suis le seul vieux père à Yopougon ici », confie-t-il avec émotion. Né le 14 juillet 1961, Gnawa Toro revient sur un parcours de vie marqué par les épreuves, qu’il interprète aujourd’hui à la lumière de son engagement religieux. Son message est clair et s’adresse avant tout à la jeunesse : « Je donne un conseil à la jeune génération : donnez votre vie à Jésus. C’est ce que nous, on n’a pas connu, et c’est pour cela que nous avons eu tant de problèmes. Si nous avions été éduqués au plan spirituel, beaucoup de choses ne nous seraient pas arrivées. »
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Celui qui se définit désormais comme pasteur évangélique estime que la dimension spirituelle est essentielle à l’équilibre de l’être humain. « Celui qui n’est pas spirituel, sa vie est douteuse, parce que le spirituel domine le physique », affirme-t-il, citant un passage biblique tiré de l’Apocalypse (1, verset 18) pour appuyer ses propos : « Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. »
Gnawa Toro évoque également des épisodes graves de son existence, notamment deux tentatives d’empoisonnement dont il dit avoir été victime. « J’ai été empoisonné deux fois, mais par la grâce de Dieu, je vis encore. Même en 2024, j’ai été empoisonné. Celle qui a fait ça est décédée en avril 2025. La première personne qui m’avait empoisonné aussi est décédée. Dieu a sa main sur moi », témoigne-t-il, convaincu d’avoir été protégé par la puissance divine.
Aujourd’hui, sa mission se veut sociale autant que spirituelle. Il affirme être pasteur « des enfants de la rue », mais aussi de personnes issues de milieux mystiques. « Je suis pasteur des “ziguéhis”, des marabouts, des féticheurs, même des mystiques. Je veux qu’ils quittent cela », explique-t-il, déterminé à œuvrer pour une transformation des consciences.
À travers son témoignage, Gnawa Toro lance un appel pressant à la jeunesse ivoirienne : tirer les leçons du passé et placer la foi au cœur de leur vie. « Je dis à la jeune génération : ne faites pas comme nous », conclut-il, dans un message qui se veut à la fois avertissement et espérance.
Lucien Kouaho (stagiaire)
DJ Ressource : « Je suis déçu du système de protection des artistes » – allbuzzafrica
























