À quelques heures de la finale très attendue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025, la tension est montée d’un cran autour de l’affiche Maroc–Sénégal. Les deux sélections, chacune en quête d’un deuxième sacre continental, s’affrontent ce dimanche 18 janvier 2026 dans un stade Prince Moulay Abdellah annoncé incandescent. Mais à la veille de ce choc, la polémique a pris le dessus sur l’enjeu sportif.
Vendredi 16 janvier 2026, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a publié un long communiqué dans lequel elle fait part de ses « vives inquiétudes » face à plusieurs « dysfonctionnements constatés » depuis l’arrivée des Lions de la Teranga au Maroc. L’instance sénégalaise dénonce notamment « l’absence manifeste de dispositif de sécurité adéquat » lors de l’arrivée de la délégation à la gare ferroviaire de Rabat, où les joueurs se sont retrouvés au milieu d’une foule dense, sans encadrement suffisant.
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Ces manquements, jugés graves par les dirigeants sénégalais, s’ajoutent à d’autres difficultés évoquées en interne, notamment des problèmes logistiques liés à l’hébergement, aux terrains d’entraînement et aux déplacements. Autant d’éléments qui, selon la FSF, ne favorisent pas une préparation sereine à la veille d’une finale continentale.
Des inquiétudes relayées et amplifiées par le journaliste français Gilles Verdez. Intervenant sur les ondes de RTL, l’ancien journaliste du Parisien a ouvertement exprimé ses craintes quant au déroulement de cette finale, allant jusqu’à suggérer un contexte défavorable au Sénégal. « J’ai peur d’un arbitrage en faveur du Maroc, je le dis clairement », a-t-il déclaré, faisant écho au communiqué de la Fédération sénégalaise.
Le chroniqueur a dressé un tableau alarmant de la situation vécue par les Lions de la Teranga. « La Fédération sénégalaise a fait un communiqué. Ils ont été obligés de changer d’hôtel, ils n’avaient pas de terrains d’entraînement, pas de billets, ils ont été lâchés au milieu de la gare avec des gens hostiles, aucune sécurité », a-t-il énuméré, avant de conclure sans détour : « Tout est fait pour que le Sénégal perde. Le Sénégal est meilleur ».
Ces déclarations, lourdes de sens, viennent alimenter une atmosphère déjà électrique autour de cette finale de la CAN 2025. Si les instances organisatrices et les autorités marocaines n’ont pas encore officiellement réagi à ces accusations, le débat est désormais lancé. Sur le terrain, cependant, Marocains et Sénégalais devront tenter de faire abstraction de la polémique pour se concentrer sur l’essentiel : le football et la conquête du trophée continental.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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