Lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire tenue le samedi 29 novembre 2025 au ministère des Affaires étrangères, au Plateau, Georges Yao Yao Armand, président de la Commission Finances de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), a présenté un important exposé sur l’exécution du budget 2025 et les projections pour l’année 2026. Dans un langage simple, il a expliqué aux délégués l’origine des ressources financières de la Fédération, leur utilisation et les perspectives pour les mois à venir.
Selon lui, le budget initial de 2025 prévoyait 24,9 milliards de francs CFA de ressources, mais seuls 14,2 milliards, soit 57 %, avaient été mobilisés au 30 septembre 2025. En conséquence, la FIF a dû faire preuve de discipline budgétaire, ne dépensant que 12 milliards sur les 24,9 milliards prévus. « Puisqu’on a reçu 57 % de ce qu’on attendait, nous n’avons dépensé que 48 % de ce que nous avions prévu », a-t-il expliqué.
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Dans le détail, les subventions affichent un taux d’exécution de 35 %, tandis que les partenariats et le sponsoring ont atteint 73 %. Les recettes sportives, quant à elles, ont dépassé toutes les attentes : prévues à 2,79 milliards, elles se sont finalement élevées à 6,55 milliards, principalement grâce à la victoire des Éléphants à la CAN 2025. « Il faut qu’on gagne beaucoup de CAN pour que la Fédération ait beaucoup plus de moyens », a lancé avec humour le responsable financier.
S’agissant des dépenses, 4,47 milliards ont été consacrés à l’exploitation, 5,61 milliards aux compétitions et 1,9 milliard aux investissements, dont une grande partie pour les véhicules mis à la disposition des clubs. Certaines infrastructures comme le siège de la FIF, la rénovation des pelouses et les travaux du Centre technique national ont cependant été reportées.
Le budget 2026 s’établit à 21,7 milliards, soit une baisse de 13 % par rapport à l’année précédente. Il s’appuie sur quatre sources principales : les subventions (32 %), les partenariats (23 %), les recettes sportives (34 %) et les emprunts (12 %). La FIF affiche ainsi une autonomie financière de 57 %, un niveau jugé encourageant.
La Fédération entend concentrer ses efforts sur le développement du football local, avec 4,6 milliards alloués aux clubs et aux ligues, 4 milliards pour l’organisation des compétitions et 652 millions pour la formation, en hausse de 52 %. Les investissements prioritaires concernent le Centre technique national et le début de la construction du nouveau siège.
En conclusion, Georges Yao Yao Armand a assuré que le budget 2026 est « réaliste, transparent et ambitieux », tout en rappelant qu’un suivi trimestriel permettra d’ajuster les dépenses en cas de baisse des recettes. Il s’est dit disponible pour répondre aux interrogations des délégués présents.
Lucien Kouaho (stagiaire)
Mondial 2026 : Le président de la FIF reçu à l’Ambassade du Canada à Abidjan – allbuzzafrica

























