La ville de Daoukro a donné, ce samedi 28 mars 2026, le coup d’envoi de la 21e édition du Festival International de la Culture et des Arts de Daoukro. C’est sur la mythique Place Henri Konan Bédié que s’est tenue la cérémonie d’ouverture, en présence d’une forte délégation d’autorités administratives, coutumières et culturelles, ainsi que de nombreux festivaliers venus célébrer cette grande fête du Paquinou.
L’événement, qui se déroule du 28 mars au 5 avril 2026, s’inscrit dans une dynamique de promotion du patrimoine culturel et touristique de la région de l’Iffou. Commissaire général du FICAD, Akoto Olivier a rappelé les ambitions profondes du festival, lors d’une interview accordée quelques jours avant le lancement. « L’objectif principal du FICAD, qui a aujourd’hui 21 ans, est la promotion du patrimoine culturel et touristique de la région de l’Iffou. Nous voulons faire de Daoukro une destination culturelle pendant la période de Pâques », a-t-il expliqué.
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Face à l’évolution des technologies, l’initiateur du festival a également lancé un appel à la vigilance quant à la préservation de l’authenticité culturelle. « Avec l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux, beaucoup de choses peuvent être modifiées. Nous devons préserver l’authenticité des œuvres des artistes, au risque de tuer le génie humain », a-t-il averti.
Cette 21e édition se distingue par des innovations majeures, notamment l’introduction d’un concours littéraire destiné aux élèves de la région. « Ce concours vise à valoriser la langue française et à permettre aux jeunes de s’exprimer à travers des essais, des nouvelles ou de la poésie », a précisé Akoto Olivier. Le prestigieux prix Grand Prix Henri Konan Bédié récompensera les meilleures productions, en hommage à l’ancien chef d’État.
Autre innovation notable : la mise à l’honneur de l’alliance interethnique entre les peuples Baoulé et Agni. « Cette rencontre est une célébration de l’unité et du brassage culturel. Le FICAD est avant tout un creuset de cohésion sociale », a-t-il souligné.
Présent à la cérémonie, Mermoz Kouadio, représentant la ministre Françoise Remarck, a salué cette initiative. Il a réaffirmé le soutien de l’État à ce festival qui, selon lui, « contribue à la consolidation des liens fraternels et au développement culturel ».
Au-delà de son aspect festif, le FICAD constitue également un levier économique important pour la ville. « Pendant le festival, toute la ville est en activité. Commerçants, hôteliers et artisans en tirent des bénéfices considérables », a indiqué le commissaire général, évoquant une affluence annuelle estimée à plus de 100 000 festivaliers.
Dans une ambiance marquée par des danses traditionnelles, des prestations artistiques et une forte mobilisation populaire, cette ouverture officielle confirme une fois de plus le rôle du FICAD comme rendez-vous culturel incontournable en Côte d’Ivoire. « J’invite tous les Ivoiriens et les amoureux de la culture à venir nombreux à Daoukro pour vivre ensemble cette grande fête culturelle », a lancé Akoto Olivier.
Pendant plusieurs jours, Daoukro sera ainsi le carrefour du vivre-ensemble, de l’art et de la culture, dans une célébration qui unit les peuples au-delà de leurs différences.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























