Le Festival itinérant, décliné sous l’appellation ‘’Waw’’, a déposé, le samedi 15 avril 2023, ses valises dans la commune d’Assinie. Une escale riche en couleurs entre océan et nature, qui a été marquée par une série d’activités, dont l’une des articulations majeures a été le spectacle inédit offert par Jowee Omicil, connu sous le pseudonyme ‘’Mr Bash’’.
Un multi-instrumentiste de renom d’origine haïtienne, et acteur de la série Netflix, qui a eu à jouer dans sa trajectoire artistique avec de célèbres musiciens tels que Branford Marsalis, Richard Bona, Kenny Garrett, Marcus Miller, Pharoah Sanders, Wyclef Jean, Harold Faustin et Cimafunk. Sans occulter Tony Allen, Jacob Desvarieux, Roy Hargrove, Michel Martelly, et fait de nombreuses collaborations avec des artistes de tous horizons.
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Le maire Hippolyte Ebagnitchié
Eh bien, l’exégète saxophoniste a réussi une véritable communion avec le public et les invités de marque, en distillant des effluves de sonorités lénifiantes touchant autant au sensible qu’à l’intelligible. Bien avant, le maire d’Assinie, Hippolyte Ebagnitchié, a profité de la cérémonie d’ouverture, qui a eu lieu dans l’enceinte de la mairie, pour saluer l’initiatrice de ce Festival qui se décline comme un brassage entre la tradition et le modernisme.
« Notre Conseil municipal est porté sur tout ce qui est innovation. C’est quelque chose qui plaît et qui nous séduit. C’est pourquoi nous sommes là. C’est une belle activité qui permet de rappeler aux plus jeunes les faits importants de nos traditions, et notre souhait est de trouver chaque année une idée originale pour occuper sainement les populations », a laissé entendre le premier magistrat de cette cité. Entre innovation et réinvention, la promotrice de l’événement, Marie-Stella Gadeau, s’est évertuée, à son tour, à instruire sur les motivations qui soustendaient cette initiative.
La fille du virtuose guitariste ivoirien, Désiré Gadeau
« Le Festival ‘’Waw’’ est un événement itinérant qui se veut également un produit touristique. A ce propos, on part dans chaque ville et l’idée est de continuer de drainer, à moyen terme, du monde vers chaque destination de Côte d’Ivoire. Aussi, nous proposons, non seulement des séjours immersifs pour permettre aux personnes de visiter les régions. Pour cette étape, on a des clients qui ont fait le tour d›Assinie et ont ensuite pu découvrir la culture, à travers un spectacle inédit avec des synergies entre tradition et modernité. C’est un vrai produit d’appel pour la culture et le tourisme africain », indiqué la fille du virtuose guitariste ivoirien, Désiré Gadeau dit Dez Gad, initiateur du Festival ‘’Emoi du jazz’’ auquel elle s’ingénie à redonner un second souffle après le décès de son père, avant de confier que la particularité du Festival réside dans sa mission de célébrer la diversité d’un public participant, issu de toutes les couches.
Marie-Stella Gadeau
« Il y a des gens qui ne se fréquentent pas. Il y a des musiques qui ne se rencontrent pas parfois. Mais tout cela est possible grâce au jazz, aussi aux dispositions des cœurs parce qu’on a une vraie dignité dans nos traditions et une vraie humilité qui fait qu’on peut partir vers l’autre », a rappelé Marie-Stella Gadeau. Poursuivant, elle a annoncé un projet de réalisation de films, à l’occasion de la prochaine édition de ce rendez-vous qui consacre la célébration du dialogue des cultures. Aussi Marie-Stella Gadeau s’est-elle félicitée des bonnes perspectives, avec comme point d’ogre la signature d’un partenariat avec une chaîne de télévision qui diffusera les films de la société WawAfrica. Puis de préciser : « nous sommes un parfait compromis entre culture, tourisme et musique. Elle a pour leitmotiv de créer des synergies entre les musiques traditionnelles des différentes régions africaines et les musiques modernes européennes, à travers des rencontres artistiques exceptionnelles dans des lieux symboliques du pays ».
Plus loin, elle est revenue sur la dénomination ‘’Waw’’ qui n’est autre que le nom d’une graine « très solide » qui pousse en Afrique. Et ce, avec pour symbole dans la culture Akan, précisément Adinkra, les bijoux et autres objets culturels inhérents au peuple baoulé.
Le Festival itinérant « Waw »
« C’est le symbole de quelqu’un qui est résistant et qui dure. C’est aussi pour moi, le symbole de notre culture qui a la capacité de perdurer et de résister malgré les épreuves et les difficultés », a-t-elle fait savoir, tout en se félicitant de l’évolution de l’événement, dont la ville historique de Grand-Bassam a été le premier intermède avant la mission d’immersion et d’imprégnation dans la cité du Poro. Notons que ce Festival ‘’Waw’’ Assinie a été rehaussée par la présence du roi des Essouma, Awoulaé Fian Mossou V, et de membres de sa cour royale.
SoirInfo