L’actrice ivoirienne, Eva Guehi a fait le point de la rencontre entre acteurs. Selon elle, leur démarche ne doit pas être en opposition avec les structures cinématographiques existantes.
Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose d’important pour nous, acteurs. Nous nous sommes retrouvés pour parler. Vraiment parler. Sans détour, sans masque, mais avec sincérité et respect. Une rencontre où chacun a pu dire ce qu’il avait sur le cœur, évoquer les réalités, les difficultés et les frustrations que nous rencontrons dans notre secteur.
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Mais au-delà des mots, ce qui m’a profondément marqué, c’est l’esprit qui a animé cette rencontre. Nous ne sommes pas venus seulement pour dénoncer ou accuser. Nous sommes venus pour comprendre… et aussi pour nous regarder avec honnêteté.
Oui, nous avons parlé des problèmes. Mais nous avons aussi reconnu nos propres manquements.
Et c’est peut-être là que réside la plus belle avancée de cette journée : cette prise de conscience collective que si nous voulons que les choses changent, nous devons aussi être prêts à nous structurer, à nous organiser et à faire notre part avec responsabilité.
Nous avons également compris que notre démarche ne doit pas être en opposition avec les structures cinématographiques existantes, mais plutôt en collaboration avec elles, afin que les textes qui existent puissent réellement être appliqués et servir à protéger et valoriser notre métier.
Car au fond, une chose est devenue claire pour tous : ce n’est pas un seul corps de métier qui fera avancer notre industrie.
Acteurs, producteurs, réalisateurs, techniciens, institutions… c’est ensemble, dans le respect et le dialogue, que nous pourrons bâtir un cinéma ivoirien plus solide, plus digne et plus respecté.
Aujourd’hui n’était peut-être qu’une rencontre. Mais j’ai le sentiment que c’était aussi le début de quelque chose de plus grand.
Un pas vers la maturité. Un pas vers l’unité. Un pas vers l’avenir de notre cinéma. Parce qu’au fond, lorsque les artistes commencent à se parler avec vérité, c’est toute une industrie qui commence à grandir.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction

























