Le monde de l’athlétisme est une nouvelle fois secoué par un scandale de dopage. Le marathonien kényan Albert Korir, vainqueur du Marathon de New York en 2021, a été suspendu pour une durée de cinq ans après un contrôle antidopage positif, a annoncé l’Unité d’intégrité de l’athlétisme.
Âgé de 32 ans, l’athlète a été testé positif à un dérivé synthétique de l’érythropoïétine (EPO), une substance interdite qui stimule la production de globules rouges et améliore les performances en endurance. Cette sanction intervient dans un contexte où les cas de dopage continuent de ternir l’image de l’athlétisme kényan, pourtant réputé pour ses performances exceptionnelles sur les longues distances.
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Selon l’AIU, Albert Korir a reconnu les faits peu après avoir été notifié de sa suspension provisoire, le 8 janvier 2026. Initialement exposé à une suspension de six ans, il a bénéficié d’une réduction d’un an pour avoir admis rapidement son infraction et accepté la sanction. Sa période d’inéligibilité s’étendra ainsi jusqu’au 7 janvier 2031.
Le coureur s’était illustré sur la scène internationale en remportant le Marathon de New York en 2021 avec un chrono de 2 heures 8 minutes 22 secondes. Il avait également décroché une troisième place lors de l’édition 2023, tout en améliorant son record personnel à 2 heures 6 minutes 57 secondes. En dehors de cette prestigieuse course, il avait également brillé au Marathon d’Ottawa, qu’il a remporté en 2019 et 2025.
Ce nouveau cas met en lumière les défis persistants auxquels fait face le Kenya dans la lutte contre le dopage. Malgré les efforts entrepris ces dernières années pour redorer son image, notamment après les sanctions de l’Agence mondiale antidopage avant les Jeux olympiques de Rio 2016, le pays continue d’être confronté à de nombreux cas. Plus de 140 athlètes kényans ont été sanctionnés ces dernières années, principalement dans les épreuves de fond.
Dans un pays où l’athlétisme représente souvent une voie d’ascension sociale, la pression de la performance et le manque d’infrastructures adéquates sont régulièrement pointés du doigt comme des facteurs favorisant le recours à des substances interdites. Ce nouveau scandale rappelle l’urgence de renforcer les mécanismes de contrôle et de prévention afin de préserver l’intégrité du sport.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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