À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, l’organisation du tournoi, prévu en grande partie aux États-Unis, se retrouve perturbée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le déclenchement récent du conflit dans la région soulève de nombreuses interrogations, notamment concernant la participation de l’équipe nationale d’Iran.
En plein brouillard. L’équipe de football d’Iran devait normalement jouer deux matchs amicaux au mois de mars, lors de la trêve internationale qui représente le dernier moment de préparation avant la Coupe du monde cet été, pour laquelle elle s’est qualifiée.
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Mais avec le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient au début dumois de mars, et la difficulté pour le groupe dirigé par Amir Ghalenoei de sortir du pays, l’Iran ne devrait pas disputer de rencontres internationales durant cette trêve. La situation autour de l’équipe nationale est très problématique et la question de la présence de l’Iran l’été prochain aux États-Unis se pose très sérieusement. Cette guerre au Moyen-Orient complique aussi la tâche de la Fifa sur le sujet du barrage intercontinental censé se tenir au cours de cette même trêve au Mexique. Mais les conséquences du conflit sur le trafic aérien ont tout bouleversé.
RMC Sport fait le point sur le flou total dans lequel se retrouvent les organisateurs de la Coupe du monde à trois mois du coup d’envoi de la compétition. Quelle est la position de la Fifa et des États-Unis sur la participation de l’Iran ? Le président de la Fifa Gianni Infantino a rencontré Donald Trump ce mardi soir aux États-Unis. Un échange important à 93 jours de l’événement sportifmajeur de l’année 2026 organisé en grande partie sur le sol américain. Avec les derniers jours agités sur le plan international, et le déclenchement de la guerre au Moyen Orient, le sujet de l’Iran a bien évidemment été au centre des discussions entre les deux hommes. Et officiellement, la participation du pays pourtant en guerre avec les États-Unis n’est pas remise en question.
« Nous avons également parlé de la situation actuelle en Iran et du fait que l’équipe iranienne s’est qualifiée pour participer à la Coupe du monde 2026. Au cours des discussions, le président Trump a réitéré que l’équipe iranienne était bien sûr la bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis », explique le président de la Fifa. Depuis plusieurs années, Infantino entretient une relation étroite avec Trump. Reste à savoir si cette relation permettra d’organiser et de trouver des solutions pour accueillir l’équipe iranienne sur le sol américain. Que dit la Fédération iranienne de football ? Le son de cloche est bien différent côté iranien. Dans une interview à la télévision locale, le président de la Fédération iranienne de footballMehdi Taj a pour sa part remis en question la participation de sa sélection au Mondial 2026.
« Le président américain a écrit deux tweets pour demander que l’asile politique soit accordé à nos joueuses […] et que si l’Australie ne le faisait pas, il le ferait de son côté. Il a fait 160 martyrs en tuant nos filles à Minab et maintenant, il prend nos filles en otage. Comment être optimiste dans ces conditions à propos de la Coupe du monde aux États-Unis ? », a expliqué le patron du football iranien sur la chaîne de télévision nationale. Et de questionner: « Si la Coupe du monde a lieu dans ces conditions, quel esprit sain enverrait son équipe nationale dans un endroit pareil ? ».
Quelles conséquences aurait un retrait de l’Iran sur l’organisation de la compétition ? Au regard des derniers événements autour de l’équipe féminine d’Iran, le régime iranien pourrait être tenté d’interdire la sortie des joueurs du territoire. A titre d’exemple, le seul athlète iranien engagé aux Jeux paralympiques ne s’est pas rendu en Italie pour participer à la compétition.
La question reste sans réponse pour le moment mais inquiète forcément les services de la Fifa dans l’organisation et la logistique du Mondial 2026. Changer d’équipe au dernier moment représente une contrainte énorme pour l’organisateur, qui pour le moment reste assez silencieux sur le sujet. Quelles sont les solutions envisagées ? La Fifa a proposé plusieurs solutions à l’Irak pour venir jouer à la fin dumois de mars au Mexique. Notamment avec l’idée d’affréter un bus pour rejoindre la frontière avec la Turquie et ensuite prendre un vol spécial pour le Mexique. Pour le moment, le staff irakien est contre mais cette solution reste l’idée principale.
Les négociations se poursuivent entre toutes les parties prenantes, elles sont difficiles parce que la région n’est pas sans risque. Le sélectionneur Graham Arnold craint ainsi de voir certains membres de son équipe obligés de passer dans des zones à risques pour rejoindre la frontière turque. Enfin, l’idée de voir seulement des joueurs présents à l’extérieur du pays disputer le barrage ne sera pas retenue. Quels sont les bruits en coulisses ? En coulisses, ce dossier est fortement suivi par les services de la Fifa. Toutes les annonces pourraient avoir un impact sur l’organisation de la prochaine Coupe dumonde.
La priorité actuelle pour l’instance est d’organiser et d’assurer le déplacement de l’équipe irakienne de football afin de mettre en place un barrage au Mexique qui permettra de connaître une nouvelle équipe qualifiée. Sur l’Iran, la Fifa reste attentive à la situation sans pour autant communiquer officiellement, en dehors de la prise de parole de Gianni Infantino cette nuit lors de sa rencontre avec Donald Trump. L’Iran doit normalement disputer ses matchs à Los Angeles et à Seattle contre la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande.
Source : BFMTV
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NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
























