Invitée de l’émission Les Femmes d’Ici diffusée sur la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), Coumba Kouyaté, mère de l’artiste Affou Keïta, a livré un témoignage poignant sur son expérience personnelle liée à la dépigmentation de la peau. Elle affirme que la dépigmentation est comme la drogue.
Face aux caméras, elle a évoqué sans détour les raisons qui l’ont poussée vers cette pratique et les lourdes conséquences qu’elle dit aujourd’hui subir.
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Au cours de l’entretien, Coumba Kouyaté a expliqué que son choix de s’éclaircir le teint remonte à une période de sa vie passée en Europe. Selon elle, certaines réalités sociales vécues à l’étranger ont fortement influencé sa décision. « J’ai travaillé en Europe. Là-bas, il y a des endroits où l’on ne peut accéder quand on est noir de peau », a-t-elle déclaré, soulignant le poids de la discrimination perçue dans son parcours.
Elle a ensuite comparé la dépigmentation à une forme de dépendance. « La dépigmentation est comme la drogue ; à un moment donné, on commence à être dépendant », a-t-elle affirmé. Décrivant le mécanisme de cette pratique, elle a évoqué la quête rapide de résultats, poussant les utilisatrices à multiplier les produits lorsque les effets tardent à apparaître. « Quand on achète les produits éclaircissants, on est pressé que l’effet soit immédiat. Quand après trois jours d’utilisation, notre teinte de peau est toujours noire, on change de produits », a-t-elle expliqué.
Mais avec le temps, les conséquences se sont révélées plus lourdes qu’elle ne l’imaginait. Aujourd’hui, Coumba Kouyaté dit constater les effets néfastes sur sa peau. « C’est au fur et à mesure qu’on prend de l’âge que les effets néfastes de la dépigmentation se font sentir. J’ai des tâches noires partout sur le corps et sur le visage », a-t-elle confié, visiblement marquée par cette expérience.
Prenant du recul, elle exprime désormais de profonds regrets. Son intervention sur NCI se voulait également un message d’alerte à l’endroit des femmes. « Aujourd’hui, avec du recul, j’ai beaucoup de regrets. Je déconseille cette pratique à la gent féminine », a-t-elle conclu.
À travers ce témoignage, l’émission a relancé le débat sur les dangers sanitaires et psychologiques liés à la dépigmentation, une pratique encore répandue dans plusieurs sociétés africaines malgré les campagnes de sensibilisation.
Lucien Kouaho (stagiaire)


























