La cérémonie de remise officielle de la carte de membre de l’Association des Écrivains de Côte d’Ivoire (AECI) à l’entrepreneur et auteur Touré Ahmed Bouah s’est tenue le vendredi 13 mars 2026 au siège de Sophia, situé aux Deux-Plateaux Vallon. La rencontre était présidée par la Dr Hélène Lobé Wagga, présidente de l’AECI, à la tête d’une délégation d’environ une quinzaine de membres de l’association, en présence de plusieurs personnalités du monde intellectuel et culturel.
La cérémonie a été marquée par une présentation détaillée du parcours de Touré Ahmed Bouah, décrit comme une figure singulière à la croisée de l’entrepreneuriat urbain et de la réflexion intellectuelle. Selon la présentation faite à cette occasion, l’homme appartient à « cette catégorie rare de bâtisseurs qui ne se contentent pas de rêver l’avenir, mais qui travaillent chaque jour à lui donner forme ». Entrepreneur urbain et promoteur de territoire, il s’est imposé au fil des années comme un acteur engagé dans les questions liées à l’aménagement du territoire et au développement africain.
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Son parcours s’inscrit dans une vision qui considère l’organisation des territoires comme un levier stratégique de dignité, de stabilité et de prospérité pour l’Afrique. Très tôt confronté aux problématiques du foncier, de l’urbanisation et de la gouvernance territoriale, Touré Ahmed Bouah a développé une expertise mêlant droit foncier, économie urbaine et planification stratégique. Pour lui, la ville ne se résume pas à un espace d’habitation. Elle constitue à la fois un moteur économique, un lieu d’équilibre social et un cadre de construction du destin collectif.
Un auteur prolifique engagé dans les débats de société
Au-delà de ses activités d’entrepreneur, Touré Ahmed Bouah s’est également imposé comme un auteur prolifique. À ce jour, il revendique 51 ouvrages, dont 49 déjà déclarés officiellement. Plusieurs de ses livres abordent des thématiques liées aux enjeux économiques et sociaux du continent africain.
Parmi eux figure notamment « Acheter un terrain sans risque, guide complet pour éviter les conflits fonciers », un ouvrage pédagogique destiné à éclairer les citoyens sur les précautions à prendre dans un domaine souvent marqué par l’insécurité juridique. Il est également l’auteur de « La crise du logement en Côte d’Ivoire, diagnostic et solutions », dans lequel il analyse les causes profondes de la pénurie de logements et propose des pistes de réforme. Dans « Abidjan-Anyama, le dernier combat pour sauver la capitale », il alerte sur les risques d’asphyxie de la capitale économique ivoirienne et plaide pour une planification urbaine capable d’anticiper la croissance des métropoles africaines.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Touré Ahmed Bouah a salué le rôle des écrivains dans la construction des sociétés. « Recevoir aujourd’hui l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire est pour moi un honneur immense. Car les écrivains ne sont pas seulement des auteurs de livres, ils sont des gardiens de la mémoire, des architectes des idées et des éclaireurs des sociétés », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur l’importance de l’écriture dans la transmission des idées et dans la réflexion sur l’avenir du continent. « Les projets construisent les villes, mais les idées construisent les civilisations. Et les idées vivent dans les livres. C’est cette conviction qui m’a poussé à écrire », a-t-il expliqué.
Dans ses ouvrages, l’auteur affirme avoir voulu aborder des questions essentielles telles que la gouvernance foncière, l’urbanisation africaine, les défis économiques du continent ou encore le rôle des intellectuels dans la transformation de l’Afrique. Selon lui, le continent traverse aujourd’hui une phase de mutation rapide marquée par une croissance urbaine sans précédent. « Chaque année, des millions de jeunes africains arrivent dans les espaces urbains avec des rêves, des ambitions et des attentes immenses. Mais une question fondamentale se pose : sommes-nous en train de construire des villes africaines pour les humains ou sommes-nous en train d’improviser l’avenir de nos enfants ? », a-t-il interrogé.
Interrogé en marge de la cérémonie sur les raisons de son adhésion tardive à l’AECI, l’auteur a évoqué un calendrier dicté par les circonstances. « Dans la Bible, il est dit qu’il y a un temps pour chaque chose. C’est ce temps de déclaration qui est arrivé », a-t-il affirmé, précisant qu’il écrit depuis 1998.
Il a également expliqué que la conduite du projet Akwaba City, qu’il présente comme « le plus grand projet d’aménagement et de construction d’Afrique noire », avait longtemps accaparé son temps avant qu’il ne décide de rejoindre officiellement la communauté des écrivains.
L’AECI salue l’entrée d’un nouvel auteur
Pour la présidente de l’AECI, cette adhésion constitue un motif de satisfaction pour l’organisation. « Nous sommes honorés aujourd’hui de l’avoir avec nous, du fait qu’il soit l’un des nôtres », a déclaré Dr Hélène Lobé Wagga.
Elle a salué la productivité littéraire de l’auteur, soulignant que « 51 œuvres ce n’est pas donné » et évoquant la promesse de nouvelles publications à venir. Selon elle, l’apport d’auteurs engagés dans les grands débats contemporains peut contribuer au rayonnement intellectuel de la Côte d’Ivoire.
Avec son entrée officielle à l’AECI, Touré Ahmed Bouah entend désormais poursuivre son engagement intellectuel en contribuant, selon ses mots, à « promouvoir le pays par l’écriture » et à accompagner, par les idées, la construction des villes et du destin collectif ivoirien.
Djabiga Soro
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