Selon une publication du journaliste Fernand Dédeh, une Sud-africaine, commerçante est détenue au pôle pénitentiaire d’Abidjan (PPA) pour trafic international d’héroïne d’une valeur de 697.200.000 FCFA dans ses bagages à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Elle risque 10 ans de prison.
La Sud-africaine, commerçante de son état, native de Rustenburg n’oubliera pas son transit à Abidjan. Elle est actuellement détenue au pôle pénitentiaire d’Abidjan pour trafic international d’héroïne.
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Le 15 octobre 2024, elle revient de Thaïlande avec dans ses bagages, 8,3 kg d’héroïne. Elle dit qu’une amie en Thaïlande lui a remis le colis, à transmettre à un correspondant à Abidjan. C’est la première fois que cette commerçante transite par la capitale économique de la Côte d’Ivoire. « Mon amie m’a dit c’est un colis qui doit être récupéré par la police à l’aéroport. », a-t-elle déclaré.
Elle dit que le geste n’est pas gratuit: une fois à Abidjan, elle va être prise en charge, ses frais d’hôtel assurés, en plus, elle doit recevoir 4000 dollars pour avoir fait la course. Elle le reconnaît à la barre, elle a accepté de faire la commission pour les sous et elle devrait passer quatre jours dans la capitale ivoirienne.
Elle a pendant un long moment tenté de montrer à la barre qu’elle ne savait rien du contenu soigneusement emballé. Sous le feu des questions du tribunal et du parquet, elle a fini par avouer : « J’ai pris le colis parce que mon amie m’a dit qu’il était destiné à la police. »
Elle ajoute ensuite que son amie a rassurée qu’à l’aéroport, un agent l’attendait, la reconnaîtra sa photo lui ayant été envoyée.
À sa descente d’avion, elle a eu l’impression que les choses se passaient comme prévues. Un agent des forces de sécurité en tenue bleue est allé au contact physique, lui a demandé si c’était elle la Sud-africaine ensuite lui a indiqué le point pour les formalités à la police de l’air.
Elle a récupéré ses bagages, le même agent tournait toujours autour d’elle, elle semblait être rassurée puis il a disparu. Elle est donc restée toute seule dans le hall, observée par les agents en service, visiblement déroutée , le téléphone collé à l’oreille.
Les agents de sécurité présents, intrigués, lui demandent de faire scanner ses bagages et attendre son correspondant dans le hall d’arrivée. C’est en scannant ses bagages que les douaniers découvrent le fond de sa valise: de l’héroïne soigneusement emballée. 8,3 kg d’héroïne au coût marchand de 697.200.000 FCFA.
Aux forces de police, elle fait son récit, mais en fait de séjour de quatre jours à l’hôtel aux frais de la princière, c’est le pôle pénitentiaire d’Abidjan qui l’accueille.
Le ministère public ne lui trouve aucune circonstance atténuante. « Elle raconte le récit que les tribunaux entendent très souvent. On ne vous remet pas un colis en vous disant que le contenu est illicite et vous le transportez. Elle voyage de la Thaïlande en Côte d’Ivoire, ce qui montre le caractère international du trafic de drogue. On ne parle pas de naïveté dans ce cas. On parle de complaisance. Elle savait qu’elle transportait de la drogue », martèle la procureure de la République.
En répression, elle requiert 10 ans de prison ferme et 10 millions d’amendes.
L’État de Côte d’Ivoire s’est constitué partie civile et demande des dommages et intérêts de 5 millions FCFA. « L’État a du mal à se laisser convaincre par les arguments de la prévenue. L’héroïne est dangereuse. C’est une drogue dure. Des personnes ont choisi leurs intérêts au profit de la santé de la population. »
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction
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