Selon un récit de Seydou Kiinda partagé sur Facebook par Houphouët-Boigny Félix, l’arrivée du groupe sur les terres ivoiriennes fut un véritable point d’allumage, une étincelle qui allait embraser tout le continent.
En 1985, la Côte d’Ivoire s’est changée en clairon sonore pour accueillir l’un des plus grands phénomènes musicaux de son temps : Kassav’.
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Leur tout premier passage dans le pays ne fut pas un concert géant, mais une prestation intimiste offerte à l’organisation féminine « Les Soroptimist », précise Seydou Kiinda. Une rencontre presque discrète, dit-il, qui n’annonçait en rien l’onde de choc qui suivrait. Car quelques jours plus tard, Kassav’ prenait son envol pour Bouaké, où l’histoire allait se graver en lettres lumineuses.
Là, dans un stade plein à craquer, déclare Seydou Kiinda, plus de 35 000 spectateurs ont vibré au rythme du zouk porté par la voix de Jocelyne Béroard et l’énergie du groupe. Ce concert, présenté comme leur premier d’une telle ampleur sur le sol africain, a marqué un tournant décisif tant pour Kassav’ que pour l’écosystème musical du continent. La Côte d’Ivoire a offert au groupe un baptême populaire, une consécration qui a ouvert une nouvelle ère.
L’écho de cette performance exceptionnelle a franchi les frontières ivoiriennes avec la vitesse d’un tambour battant. Très vite, d’autres pays africains, le Togo, le Bénin, le Sénégal, le Cameroun, le Gabon, le Mozambique ou encore l’Angola, affirme Seydou Kiinda ont invité le groupe, confirmant Kassav’ comme l’un des plus brillants ambassadeurs du zouk.
Quarante ans plus tard, ce premier concert en Côte d’Ivoire résonne encore comme un moment fondateur, un souvenir puissant inscrit dans la mémoire musicale du continent.
Source : Seydou Kiinda
Karina Fofana
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