Selon une publication sur la page Facebook de Houphouët-Boigny Félix, Koroma Gnamma, directeur de l’École Primaire Publique de Koukoguhé dans la région de Daloa est le concepteur du calendrier Sénoufo ou Tia-Bigui.
En janvier 1981, Koroma Gnamma directeur de l’École Primaire Publique de Koukoguhé dans la région de Daloa a mis au point le calendrier Sénoufo ou Tia-Bigui. La grande caractéristique de ce calendrier c’est qu’il comporte deux semaines différentes : une de 6 jours dit petits jours Tia-Bigui qui correspond aux jours traditionnels qui sont ceux des cérémonies, du repos etc. et une semaine de 7 jours qui correspond à la semaine ordinaire ou Tia-Dihi. Les Sénoufo étant un peuple peu homogène, les appellations varient selon les régions. On n’a ainsi trois appellations principales.
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Exemple : kali , Tiefone, koundjene, kouyo, Féiba et Tibori. Il n’y a pas un jour fixe, on ne peut pas dire Kali correspond au lundi.
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Côte d’Ivoire : Koroma Gnamma, le concepteur du calendrier sénoufo ou Tia-Bigui
Selon une publication relayée sur la page Facebook dédiée à Houphouët-Boigny Félix, Koroma Gnamma, alors directeur de l’École primaire publique de Koukoguhé, dans la région de Daloa, est le concepteur du calendrier sénoufo, également appelé Tia-Bigui.
Un système de datation endogène, ancré dans les traditions sénoufo, continue de susciter l’intérêt. À l’origine de cette innovation culturelle et scientifique, un instituteur ivoirien : Koroma Gnamma. C’est en janvier 1981 que l’éducateur met au point ce calendrier traditionnel, fruit d’une réflexion approfondie sur l’organisation du temps chez les peuples sénoufo. À en croire Houphouët-Boigny Félix, la particularité majeure du Tia-Bigui réside dans sa structure originale, qui repose sur deux types de semaines distinctes.
La première est une semaine de six jours, appelée petits jours Tia-Bigui. Elle correspond aux jours traditionnels dédiés aux cérémonies, aux rites, au repos et aux activités communautaires. La seconde est une semaine de sept jours, dite Tia-Dihi, qui s’apparente à la semaine ordinaire communément utilisée dans le calendrier grégorien.
Cependant, en raison de la diversité interne du peuple sénoufo, les appellations des jours varient selon les régions. On recense ainsi trois grandes appellations principales, avec des dénominations telles que Kali, Tiefone, Koundjene, Kouyo, Féiba et Tibori. Une autre particularité notable de ce calendrier est l’absence de correspondance fixe avec les jours de la semaine moderne : il est donc impossible d’affirmer, par exemple, que Kali équivaut systématiquement au lundi.
À travers le calendrier Tia-Bigui, Koroma Gnamma a contribué à la valorisation des savoirs endogènes et à la préservation du patrimoine culturel sénoufo, tout en démontrant que les systèmes traditionnels africains de gestion du temps reposent sur une logique sociale et spirituelle profondément enracinée.
Plus de quatre décennies après sa conception, le calendrier sénoufo demeure un repère identitaire fort, témoignant de l’ingéniosité africaine et de l’apport essentiel des enseignants dans la transmission et l’innovation culturelles.
Karina Fofana
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