Une directrice d’établissement éducatif s’est retrouvée au cœur d’une affaire de cybermenaces après avoir appliqué des sanctions disciplinaires à l’encontre de membres de son personnel. L’auteur présumé des messages haineux a été identifié et devra répondre de ses actes devant la justice.
Selon les informations rapportées, les faits remontent à la période suivant les congés de Noël. Mme D.C.A.D, responsable d’un établissement éducatif, avait décidé de sanctionner toute absence injustifiée afin de réduire les retards et les absences répétées au sein de son personnel.
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Quelques jours après la reprise des activités, deux employés se seraient de nouveau absentés sans justification. Ils auraient alors été rappelés à l’ordre par la direction.
Peu de temps après cet épisode, la directrice reçoit plusieurs messages particulièrement violents provenant d’un numéro inconnu. Les messages contenaient des injures, des propos diffamatoires ainsi que des menaces explicites visant sa personne, sa famille et l’établissement qu’elle dirige. L’un des messages évoquait même la menace d’incendier le centre.
Face à la gravité de la situation, Mme D.C.A.D a saisi la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC), rattachée au Centre technique de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), afin d’identifier l’auteur de ces menaces.
L’enquête technique menée par les services spécialisés a permis d’identifier le suspect, dénommé K.K.P.D. Interpellé par les enquêteurs, il a reconnu être l’auteur des messages incriminés. Il a expliqué avoir agi sous le coup de la colère pour venger sa tante, impliquée dans un différend avec la directrice.
Lors de son audition, le mis en cause a présenté ses excuses, reconnaissant avoir dépassé les limites et pris conscience de la gravité de ses actes.
K.K.P.D devra désormais répondre devant la juridiction compétente pour menaces et injures commises au moyen d’un système d’information, conformément aux dispositions de la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire.
Karina Fofana
























