Dans un témoignage émouvant partagé sur les réseaux sociaux, Guinon Ephrem, un jeune entrepreneur, après l’obtention de son BTS, affirme qu’il s’est lancé dans un projet culinaire, devenu sa passion avec sa maman.
Le jeune entrepreneur ivoirien a rendu un vibrant hommage à celle qu’il considère comme la clé de son parcours : sa mère. « Cette dame que vous voyez à mes côtés n’est pas une simple collaboratrice, c’est ma mère biologique », a-t-il déclaré en introduction de son récit, revenant sur les débuts modestes de leur aventure.
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Tout commence au lendemain de la crise postélectorale de 2011, période difficile pour de nombreuses familles ivoiriennes. À cette époque, sa mère décide de se lancer dans un petit commerce de poulet et de poisson braisé afin de subvenir aux besoins du foyer. Quelques mois plus tard, lorsque son beau-père est affecté à Bocanda, elle choisit de poursuivre son activité dans cette ville. Le jeune homme les rejoint en 2013 et commence alors, presque malgré lui, à participer au travail quotidien.
Très tôt, sa mère l’encourage à l’aider dans la préparation des repas avant l’école, notamment pour la confection des différentes pâtes et le fumage du poisson. « Au début, je voyais cela comme une punition », confie-t-il. Mais avec le temps, cette expérience devient le point de départ d’une véritable passion pour la cuisine. À l’époque, certains le surnommaient même « le vendeur de poisson fumé », en raison de l’odeur persistante du fumage qui l’accompagnait partout.
Les années passent, marquées par des épreuves, notamment la perte de son père. Sa mère finit par abandonner son commerce. Après l’obtention de son BTS, le jeune homme se lance dans une activité qui lui permet de gagner un peu d’argent. Ne sachant pas comment l’investir, il décide finalement de suivre sa passion et se tourne naturellement vers sa mère pour relancer ensemble un projet culinaire.
Il lui confie alors ses économies afin de trouver un local et reprendre le commerce. D’abord seule, sa mère relance l’activité avant qu’il ne la rejoigne. Mais leur élan est rapidement freiné lorsque le propriétaire du terrain leur demande de quitter les lieux. Un nouveau coup dur pour la famille, qui ne renonce pourtant pas à son rêve.
Le tournant intervient un jour où ils préparent du riz au soumara pour des clients. Le jeune entrepreneur filme les plats et publie la vidéo sur son statut WhatsApp. Un ami, Edward Alain, remarque la publication et décide de passer commande. Satisfait, ce dernier l’encourage à vendre ses plats en ligne et promet même de commander régulièrement afin de l’aider à attirer d’autres clients.
Malgré ses doutes initiaux, cette opportunité marque le début d’une nouvelle étape. Peu à peu, les commandes se multiplient et l’activité prend de l’ampleur. Aujourd’hui, le jeune homme considère que cette réussite est le fruit de la persévérance familiale et de la foi. « Dieu n’abandonne pas ses enfants », affirme-t-il.
Dans son message, il a également tenu à adresser des excuses publiques à certains proches qui espéraient le voir suivre une autre voie professionnelle. « Je demande pardon à mes papas qui ont tout mis en œuvre pour que je suive le chemin qu’ils avaient tracé pour moi. Au fond de moi, j’avais un rêve et une passion », a-t-il déclaré, promettant de tout faire pour les rendre fiers.
Ce témoignage, largement relayé sur les réseaux sociaux, illustre celle d’un parcours construit entre difficultés, soutien familial et détermination à transformer une passion en réussite.
Karina Fofana
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