Tout avait pourtant commencé comme une relation banale, faite de messages affectueux, de confiance mutuelle et d’échanges intimes. Y.S.L croyait être en sécurité auprès de celui qu’elle considérait comme son petit ami. Jusqu’au jour où un simple incident technique va faire basculer sa vie.
Confrontée à la réinstallation de son compte numérique, la jeune femme sollicite naturellement l’aide de son compagnon. Un geste anodin, pensait-elle. Mais derrière cette assistance se cache une trahison lourde de conséquences. En accédant à son téléphone, l’homme découvre des vidéos intimes conservées sur le compte concerné. Ce qui relevait strictement de la sphère privée devient alors un outil de chantage.
A lire aussi : Côte d’Ivoire : Un marabout arrêté pour chantage sexuel et fraude sur compte Mobile Money
Très vite, les menaces apparaissent. L’homme exige de l’argent en échange de son silence. Une somme que Y.S.L est incapable de réunir. La confiance se transforme en peur, l’amour laisse place à l’angoisse. Faute de paiement, le chantage est mis à exécution : les vidéos sont diffusées sur un réseau social.
Humiliation publique, détresse psychologique, choc émotionnel… la vie de Y.S.L bascule brutalement. Harcelée et à bout, elle décide finalement de saisir la Plateforme de Lutte contre la Cybercriminalité
(PLCC), centre technique de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI).
Les investigations menées par les services compétents permettent d’identifier l’auteur des faits. Il s’agit de D.A.S, qui reconnaît les actes qui lui sont reprochés. Il sera présenté devant la juridiction compétente pour chantage et diffusion illicite de données à caractère privé, conformément à la loi n°2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité.
Cette affaire remet en lumière les dangers liés à la conservation de contenus intimes sur des supports numériques. Une simple inattention, un accès non autorisé ou une mauvaise manipulation peuvent suffire à exposer ces données sur les réseaux sociaux. Plus que jamais, la vigilance et la prudence demeurent les meilleures protections face aux dérives du numérique.
Karina Fofana


























