Le monde de la musique ivoirienne est en deuil. L’artiste reggae Roch N’Zo encore appelé Le Léopard du Tonkpi s’est éteint dans la nuit du mardi 3 mars 2026 à l’hôpital de Biankouma, suscitant une vive émotion au sein de la communauté artistique et particulièrement chez les amateurs de reggae. Sa disparition plonge ses proches, ses fans ainsi que la communauté Dan dans une profonde tristesse.
Originaire du village de Zangouin, l’artiste était considéré comme l’un des pionniers du reggae chanté en langue Dan. À travers sa musique, Roch N’Zo avait fait le choix de promouvoir et de valoriser l’identité culturelle de son peuple, en portant sur scène les sonorités et les messages issus de ses racines. Son œuvre musicale se voulait à la fois un moyen de préservation culturelle et un outil de sensibilisation sociale.
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Doté d’une voix puissante et d’un verbe engagé, il avait su se faire une place singulière dans l’univers du reggae ivoirien. Ses compositions, souvent imprégnées de spiritualité, de revendications sociales et d’un profond attachement aux valeurs communautaires, résonnaient comme un appel à la dignité, à la solidarité et à l’unité entre les peuples. Par ses textes et son engagement artistique, il contribuait à faire du reggae un véritable vecteur de conscientisation.
Selon des médias locaux, : «Artiste charismatique, il appartenait à cette génération de musiciens qui ont su marier les influences modernes de la musique reggae avec les traditions culturelles africaines. » Sur scène comme dans la vie, il se présentait comme un ambassadeur de la culture Dan, défendant avec fierté l’héritage ancestral de sa communauté.
Au-delà de sa carrière artistique, Roch N’Zo menait également une vie simple et proche de la terre. Profondément attaché à son village natal, il s’était retiré depuis quelque temps à Zangouin pour s’occuper de ses plantations. Cette activité agricole témoignait de son attachement à ses origines et de son désir de rester en harmonie avec la vie rurale.
Cette double identité d’artiste et de cultivateur illustrait parfaitement l’authenticité d’un homme resté fidèle à ses valeurs et à sa communauté. Malgré sa notoriété dans le milieu musical, il n’avait jamais rompu le lien avec son terroir.
La disparition de l’artiste laisse aujourd’hui un vide important dans le paysage du reggae ivoirien. Depuis l’annonce de sa mort, de nombreux messages d’hommage affluent de la part d’artistes, d’acteurs culturels et de ses admirateurs, saluant la mémoire d’un musicien engagé et d’un défenseur de la culture.
Si Roch N’Zo n’est plus, son héritage musical demeure. Ses chansons continueront de porter la voix d’un peuple et de rappeler l’importance de préserver les langues et les traditions culturelles à travers l’art.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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