Il y a 51 ans, une jeune étudiante en théâtre du nom d’Aïcha Koné faisait ses premiers pas devant les caméras de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI). Ce jour-là, en 1974, personne ne se doutait que cette apparition marquerait le début d’une carrière légendaire dans la musique ivoirienne et africaine.
À l’époque, Aïcha Koné est en première année de théâtre à l’Institut National des Arts, situé non loin des studios de la RTI. Son frère aîné, Abdoulaye Koné, y travaille, ce qui lui permet de fréquenter les locaux de la télévision nationale. C’est un samedi matin que le destin va s’inviter dans sa trajectoire artistique.
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George Benson, animateur de l’émission populaire Travaille fini fini, avait déjà entendu parler de sa voix. Ce jour-là, il demande à Bocana Maïga, une figure influente du monde musical, d’écouter la jeune artiste. Sans instrument, Aïcha Koné interprète alors « Guantanamera », le célèbre classique cubain. Sa voix mélodieuse et envoûtante séduit immédiatement Bocana Maïga, qui lui offre sans attendre une opportunité unique : passer à la télévision le jour même.
Le début d’une étoile
C’est ainsi que, pour la première fois, les téléspectateurs ivoiriens découvrent Aïcha Koné sur leurs écrans. Ce passage à la télévision est le premier jalon d’un parcours exceptionnel, qui la mènera à devenir l’une des icônes de la musique mandingue et de la chanson africaine.
Aujourd’hui, 51 ans plus tard, Aïcha Koné, 67 ans, est une référence incontournable. Son histoire rappelle que parfois, le talent et une simple opportunité suffisent à faire éclore une étoile.
Source : page Facebook Houphouët-Boigny Félix
Karina Fofana