Selon une publication du journaliste Fernand Dédeh en date du 13 février 2026, deux, ressortissants ghanéens, pêcheurs ont été trouvés le 14 octobre 2025 en possession d’une tortue maritime géante sans aucun permis réglementaire. À cet effet, ils risquent un an de prison. Le verdict sera donné le 27 février 2026.
Elle est jeune. Sans la toge, on la prendrait pour la nièce de la procureure de la République, venue accompagnée sa tante dans le carré du ministère public. Les lunettes qui barrent son visage et les mèches sur sa tête lui donnent l’allure d’une grande étudiante. Elle fait ses réquisitions comme si elle chantait, avec sa fluette voix. Elle est pourtant procureure de la République et quand elle se tient debout, elle impose le respect.
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Les prévenus K.A et K.K, tous les deux, ressortissants ghanéens, pêcheurs, ont subi les réquisitions de la jeune et filiforme procureure de la République. « Madame la Présidente, les deux prévenus comparaissent pour la pêche d’une espèce intégralement protégées. Fais prévus et punis par les articles 32-5, 33 de la loi n° 65-255 du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l’exercice de la chasse… Le 14 octobre 2025, les deux individus ont été trouvés en possession d’une tortue maritime géante sans aucun permis réglementaire.
Elle a requis 12 mois de prison et 300 mille FCFA d’amende, sans préjudice des peines complémentaires. La loi 32-5 du 4 août 1965 citée plus haut stipule en effet que quiconque se retrouve en possession d’un animal protégé, vivant ou mort et qui ne peut faire la preuve de la détention d’un permis réglementaire est coupable.
La présidente du tribunal a alors insisté: » Vous êtes pêcheurs et vous ne saviez pas qu’il y a des espèces intégralement protégées? Même mortes. Si vous les voyez désormais, il faut passer loin. » Le verdict sera donné le 27 février 2026.
Les faits : Selon les prévenus, un pêcheur ghanéen de Sassandra leur a remis la tortue géante déjà morte pour la dépecer. « La taille de la tortue ne vous a pas effrayé ? », demande la présidente du tribunal. La réponse : « Elle était grande, elle était longue, mais comme elle était déjà morte… »
Fernand Dédeh
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction


























