31 mars 2007-31 mars 2026, cela fait 19 ans que l’artiste chanteur DJ Allan est décédé à l’âge de 33 ans. Un départ brusque qui a créé une onde de chocs dans l’univers du coupé décalé. Ano Paul junior, son frère cadet explique que sa célèbre chanson « Mouiller Maillot » aurait été plagiée par un célèbre rappeur ivoirien dont il tait pour l’instant le nom.
Le 31 mars 2007-31 mars 2026 marque le 19ᵉ anniversaire du décès de l’artiste chanteur et disc-jockey ivoirien DJ Allan, disparu à l’âge de 33 ans. Figure marquante de l’univers du coupé-décalé, celui que ses proches surnommaient « l’homme à la voix robotique » continue d’être évoqué par ses fans, sa famille et ses anciens collaborateurs. Mais cette commémoration est également marquée par une controverse liée à l’une de ses œuvres les plus populaires.
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En effet, Ano Paul Junior, frère cadet de l’artiste, affirme que la célèbre chanson « Mouiller Maillot » aurait été plagiée par un rappeur ivoirien actuellement en vogue, dont il préfère pour l’instant taire le nom. Selon lui, l’affaire remonte à près de deux ans.
« C’est une affaire qui remonte bientôt à deux ans. Ce jeune rappeur ivoirien dont je tais volontairement le nom pour l’instant a plagié la chanson avec tout le beat et le refrain. Pour m’assurer que je ne me trompe pas, je suis allé au Burida pour poser le cas. Les responsables ont écouté et confirmé qu’il y a vraiment eu plagiat puisque tous les éléments identifiés dans “Mouiller Maillot” de DJ Allan se retrouvent sur la chanson de cet artiste », a-t-il expliqué.

Après cette démarche, Ano Paul Junior indique que le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) lui aurait conseillé de privilégier un règlement à l’amiable avec l’artiste concerné. Il affirme avoir alors contacté l’ex-manager du rappeur pour exposer la situation.
« Il m’a rassuré qu’on allait s’entendre et m’a demandé de lui laisser le temps d’en parler avec l’artiste et son équipe. Mais jusqu’à présent, il ne m’est pas revenu. Lorsque j’ai fait une première sortie dans un journal, il m’a recontacté pour me demander de ne pas ébruiter l’affaire et qu’il me reviendrait », a-t-il ajouté.
Toutefois, le frère de DJ Allan assure que les démarches entreprises depuis plus d’un an n’ont toujours pas abouti. Face à cette situation, il dit avoir de nouveau saisi les responsables du Burida, qui lui auraient conseillé d’engager une procédure judiciaire s’il souhaite faire valoir ses droits.
« Cela fait aujourd’hui plus d’un an que je cours derrière eux, mais toujours rien. Personnellement, je ne voulais pas en arriver devant les tribunaux », a-t-il confié.
Ano Paul Junior explique également que l’ancien manager du rappeur lui aurait finalement indiqué ne plus travailler avec l’artiste et lui aurait transmis le contact d’une nouvelle manageuse. Malgré les échanges entamés avec cette dernière, aucune suite concrète n’aurait été donnée jusqu’ici.
Profitant de la commémoration de la disparition de son frère, il dit avoir décidé de rendre publique l’affaire afin d’interpeller l’artiste et son entourage. « En ce jour de la date anniversaire de sa mort, j’ai décidé de me prononcer sur cette affaire parce que trop c’est trop. C’est pour leur donner un signal », a-t-il prévenu.
Rappelant que DJ Allan a laissé derrière lui des enfants et une famille, Ano Paul Junior insiste sur le fait que les œuvres de l’artiste continuent d’être diffusées et appréciées par le public. Il affirme également détenir des preuves du plagiat présumé et souhaite désormais une réaction rapide de l’artiste mis en cause et de son staff.
Cette affaire, qui intervient près de deux décennies après la disparition du pionnier du coupé-décalé, pourrait relancer le débat sur la protection des œuvres musicales et le respect des droits d’auteur dans l’industrie musicale ivoirienne.
Karina Fofana

























