Depuis la lourde défaite concédée face à la Guinée équatoriale sur le score sans appel de 4 buts à 0, la sélection ivoirienne semble avoir entamé une profonde mue. C’est du moins le constat posé par l’ancien international ivoirien Copa Barry, observateur attentif de la trajectoire actuelle des Éléphants. Dans une analyse empreinte de lucidité et de symbolisme, l’ex-gardien de but met en lumière une transformation intérieure qui dépasse largement le cadre du terrain.
Pour Copa Barry, ce revers a été un choc, mais aussi un point de départ. « Depuis ce lourd 4–0 face à la Guinée équatoriale, quelque chose s’est brisé… mais surtout, quelque chose est né », confie-t-il. Selon lui, cette défaite a provoqué une chute de l’orgueil et fait émerger une nouvelle dynamique fondée sur l’humilité et la remise en question. Insultés, jugés et parfois rabaissés, les joueurs ont dû faire face à une pression intense. « Malgré tout l’argent, toute la gloire, rien ne pouvait effacer ces blessures, si ce n’est la prière et la remise en question », souligne-t-il.
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Depuis cet épisode, l’équipe nationale donne l’image d’un groupe transformé, plus soudé et plus discipliné. Les signes de ce changement sont visibles, à commencer par l’attitude du capitaine Franck Kessié. À l’arrivée du bus, à l’échauffement comme après le coup de sifflet final, le milieu de terrain est systématiquement en tête, entraînant ses coéquipiers dans son sillage. « Ce n’est pas un hasard », insiste Copa Barry, pour qui cette posture traduit un leadership naturel et assumé.
Au-delà de ses performances sportives, Franck Kessié est présenté comme un véritable pilier moral. « Kessié est plus qu’un joueur. Il est un repère. Un leader silencieux mais constant », explique l’ancien Éléphant. Son engagement sans calcul, sa constance dans l’effort et sa capacité à rassembler font de lui le trait d’union entre le staff technique et les joueurs. Sur le terrain, il parle par ses actes ; en dehors, il fédère et rassure.
À travers cette nouvelle attitude collective, les Éléphants semblent avoir intégré une leçon essentielle. « Les Éléphants ont compris que la grandeur ne se crie pas, elle se vit », résume Copa Barry. Dans cette humilité retrouvée, Franck Kessié incarne désormais l’âme d’un groupe qui avance ensemble, « tête baissée mais cœur levé ».
Pour l’ancien gardien, cette renaissance rappelle une vérité fondamentale du sport : « Parfois, il faut tomber très bas pour se relever plus fort ». Et souvent, ajoute-t-il, « les vrais héros ne parlent pas, ils montrent le chemin ». Une philosophie que les Éléphants semblent désormais prêts à faire leur.
Lucien Kouaho (stagiaire)
Copa Barry : « Guy Demel est l’un des hommes forts d’Emerse Faé » – allbuzzafrica


























