Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football a statué ce mardi 17 mars 2026, conformément à l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, en déclarant l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de l’édition Maroc 2025. En conséquence, le match a été entériné sur un score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football. Visiblement remonté Claude Le Roy a affirmé qu’il ne pouvait pas imaginer une seule seconde que la Confédération africaine de football (CAF) puisse aller aussi loin.
La décision fait grand bruit dans le monde du football africain. Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a statué ce mardi 17 mars 2026, conformément à l’article 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, en déclarant l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la CAN Maroc 2025. Le match est ainsi entériné sur un score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football, sacrant officiellement le Maroc.
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Une décision qui suscite de vives réactions, notamment celle de Claude Le Roy. L’ancien sélectionneur, connu pour son franc-parler, n’a pas caché son indignation face à ce qu’il considère comme une décision incompréhensible.
« Je ne pouvais pas imaginer une seule seconde que la CAF puisse aller aussi loin dans le grand-guignolesque », a-t-il déclaré, pointant directement la gouvernance de l’instance dirigeante du football africain.
Dans ses propos, Claude Le Roy met en cause le président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi que celui de la FIFA, Gianni Infantino. Il dénonce une influence qu’il juge excessive dans les décisions sportives, allant jusqu’à évoquer une volonté de voir le Maroc triompher dès le départ.
« Le Maroc a fait une superbe CAN et mérite de gagner cette compétition, mais sur la finale, c’est le Sénégal qui avait été le meilleur », a-t-il affirmé, estimant que le verdict rendu plusieurs semaines après la rencontre reste difficilement justifiable.
Plus largement, l’ancien technicien critique un fonctionnement qu’il juge défaillant au sein de la CAF, évoquant des décisions répétées qui, selon lui, nuisent à la crédibilité de l’institution. Il compare également l’influence de la FIFA en Afrique à une ingérence qu’il considère inacceptable dans d’autres confédérations, notamment en Europe.
Claude Le Roy va plus loin en évoquant un contexte électoral susceptible d’avoir pesé sur la décision finale. « Je pense que derrière tout ça, il y a eu plein de magouilles et d’embrouilles », a-t-il lancé, tout en estimant que le dossier est loin d’être clos.
En effet, une nouvelle phase de recours pourrait s’ouvrir, avec la possibilité d’un appel devant les instances compétentes, voire une saisine du Tribunal arbitral du sport (TAS). L’ancien sélectionneur reste convaincu que le Sénégal pourrait encore faire valoir ses droits.
En attendant, cette affaire continue de ternir l’image de la CAF sur la scène internationale, alimentant les débats et les critiques à travers le continent et au-delà.
Karina Fofana





















