L’artiste ivoirienne Claire Bahi revenue au Coupé-décalé s’est prononcée sur les pas de danse à l’église. Pour elle, à part le Mapouka, on peut louer le seigneur avec n’importe quel pas de danse.
L’artiste ivoirienne Claire Bahi, récemment revenue sur la scène du coupé-décalé, suscite à nouveau le débat. En cause, ses propos sur la place des pas de danse dans les lieux de culte, qui divisent l’opinion.
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Claire Bahi s’est exprimée sans détour sur la question des danses à l’église. L’artiste estime que la majorité des pas de danse peuvent être utilisés pour louer Dieu, à l’exception du Mapouka, qu’elle considère comme inapproprié en raison de son caractère jugé vulgaire.

« Je tombe parfois des nues quand j’entends ou je lis des réactions que suscitent certains pas de danse que j’esquisse pour rendre gloire au Seigneur », a-t-elle déclaré.
Elle poursuit en remettant en question l’idée de danses spécifiquement dédiées à l’église : « J’attends tout simplement qu’on me montre des pas de danse créés spécifiquement pour l’église. »
Pour illustrer son propos, la chanteuse évoque même certaines pratiques courantes dans les assemblées religieuses, comme les rondes avec foulard, qu’elle rapproche du Zoblazo. Selon elle, les appellations des danses relèvent davantage de constructions sociales que de leur essence.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte déjà sensible. L’artiste fait face à ce que certains qualifient de « VAR médiatique », en raison de ses anciennes déclarations. En effet, après avoir annoncé son retrait du coupé-décalé pour se consacrer à la foi chrétienne, elle avait affirmé : « À partir d’aujourd’hui, si vous me voyez en train de chanter du coupé-décalé, poursuivez-moi. »

Des propos qui refont aujourd’hui surface et alimentent les critiques, alors qu’elle opère un retour remarqué dans le milieu musical.
Le retrait de Claire Bahi du showbiz faisait suite au décès tragique de DJ Arafat, figure emblématique du coupé-décalé. Cet événement avait profondément marqué l’artiste, qui avait alors choisi de se consacrer pleinement à sa foi.
Karina Fofana

























