La chanteuse camerounaise Charlotte Dipanda a récemment livré une réflexion profonde sur la place des femmes dans la société. L’artiste estime que la véritable évolution de la condition féminine passe aussi par la solidarité entre femmes.
Dans une déclaration qui suscite déjà de nombreuses réactions, l’interprète de plusieurs succès africains a souligné que la question de l’épanouissement féminin ne peut être résolue uniquement par des revendications adressées aux hommes. Pour elle, un changement de mentalité doit également s’opérer au sein même des femmes.
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« On parle beaucoup des droits des femmes et de l’épanouissement de la femme dans notre société actuelle. Mais c’est quand les femmes, entre elles, vont se respecter et reconnaître le talent des autres femmes que la femme aura une réelle place dans la société », a-t-elle affirmé avec conviction.

Selon l’artiste, le combat pour l’égalité et la reconnaissance ne peut être pleinement efficace si les femmes ne s’accordent pas elles-mêmes cette reconnaissance mutuelle. Elle déplore notamment certaines rivalités ou tensions qui, selon elle, fragilisent la progression collective.
Charlotte Dipanda estime en effet que beaucoup pensent que la place de la femme doit être accordée par les hommes. Or, pour la chanteuse, cette perception est partielle et ne tient pas compte d’une réalité souvent observée dans la société. « On croit que c’est aux autres, aux hommes, de nous donner cette place », explique-t-elle.
Toutefois, poursuit-elle, les hommes sont aussi témoins des divisions qui peuvent exister entre femmes. « Les hommes savent aussi qu’entre nous, nous nous crêpons encore le chignon pour des broutilles », a-t-elle ajouté, illustrant son propos avec une expression populaire qui évoque les querelles inutiles.

Pour la chanteuse, ces rivalités ou incompréhensions constituent l’un des obstacles qui ralentissent encore la progression de la femme vers une place plus affirmée dans la société. Elle estime que la clé réside dans une solidarité plus forte et dans la capacité des femmes à valoriser les talents et les réussites de leurs semblables. « C’est ce qui retarde encore le processus. Pourtant, c’est vraiment là que se trouve le problème », conclut-elle.
Pour l’artiste, la reconnaissance du talent et le respect mutuel entre femmes pourraient constituer un levier essentiel pour accélérer l’émancipation et l’épanouissement féminin.
Lucien Kouaho (stagiaire)


























