Le paysage du football africain enregistre un tournant majeur. Dans un communiqué de ce dimanche 29 mars 2026, le comité exécutif de la Confédération Africaine de Football a entériné la démission de son secrétaire général, Véron Mosengo-Omba, mettant ainsi fin à plusieurs années de service au sein de l’instance dirigeante.
Dans un communiqué empreint de solennité, l’ancien numéro deux de la CAF a justifié sa décision par une volonté de se consacrer à des projets personnels après plus de trois décennies d’engagement dans le football international. « Après plus de 30 ans d’une carrière professionnelle […] j’ai pris la décision de quitter mes fonctions », a-t-il déclaré, évoquant notamment son ambition de poursuivre des initiatives liées au développement du football, en particulier en République démocratique du Congo.
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Cette annonce, bien que marquante, n’a pas surpris les observateurs. Depuis plusieurs mois, Véron Mosengo-Omba faisait face à des pressions croissantes, accentuées par des polémiques et des soupçons qu’il affirme désormais avoir dissipés. « Maintenant que j’ai pu lever les soupçons […] je peux me retirer sereinement », a-t-il assuré, se félicitant de laisser « une CAF prospère comme jamais ».
Dans son message, il a également exprimé sa gratitude envers le président de la CAF, Patrice Motsepe, ainsi qu’à ses collaborateurs, saluant les avancées réalisées par l’institution ces dernières années. « Souhaitons que les progrès réalisés perdurent et se poursuivent », a-t-il conclu.
Pour assurer la continuité, l’intérim sera confié au Nigérian Samson Adamu, actuel directeur des compétitions, jusqu’à la prochaine Assemblée générale de la CAF.
Au-delà de cette démission, la réunion du comité exécutif a également été marquée par des décisions importantes. L’instance a notamment annoncé une vaste réforme du système d’arbitrage, dans un contexte de critiques récurrentes. Par ailleurs, le président Patrice Motsepe a confirmé une prochaine tournée au Sénégal et au Maroc afin d’apaiser les tensions nées de la finale de la CAN 2025.
Concernant ce dossier sensible, actuellement examiné par le Tribunal arbitral du sport, le dirigeant sud-africain s’est montré prudent. « Je respecterai et appliquerai la décision du TAS », a-t-il affirmé, refusant de s’étendre davantage sur les incidents ayant entouré cette rencontre.
Cette démission ouvre ainsi une nouvelle page pour la CAF, à un moment où l’institution est appelée à consolider ses réformes et à restaurer la sérénité au sein du football africain.
Lucien Kouaho (stagiaire)
En pleine crise à la CAF, Patrice Motsepe s’attire les foudres de membres de son comité exécutif
























