L’artiste Cadjessy était le vendredi 20 février l’invité de Le Code. Il a expliqué pourquoi il était absent aux obsèques de Dan Marcel, décédé le samedi 16 novembre 2024 à Abidjan.
Invité de l’émission Le Code le vendredi 20 février, l’artiste ivoirien Cadjessy est revenu sur un épisode qui avait suscité de nombreuses réactions : son absence aux obsèques de son ami Dan Marcel.
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Face aux interrogations et aux critiques relayées notamment sur les réseaux sociaux, l’artiste a tenu à livrer sa version des faits, évoquant avant tout un choc émotionnel profond.
Selon lui, l’annonce du décès a été particulièrement difficile à encaisser. Submergé par la tristesse, il a choisi de se rendre en France afin de se ressourcer auprès de sa mère.
« Quand j’ai appris son décès, cela a été un énorme choc pour moi. (…) Je me suis dit qu’il fallait que j’aille me reposer un peu auprès de ma maman, pleurer dans ses bras », a-t-il confié.
Cadjessy explique avoir initialement reçu une première date d’obsèques suffisamment éloignée pour lui permettre d’effectuer ce voyage et de revenir à temps. Mais un changement inattendu du calendrier funéraire a bouleversé ses plans.
L’enterrement ayant finalement été avancé, il n’a pas pu modifier son billet d’avion, faute de moyens financiers.
Au-delà des contraintes logistiques, l’artiste dit avoir été marqué par la pression sociale entourant sa non-présence. Il affirme avoir refusé de céder à ce qu’il considère comme une logique d’apparence.
« Je me suis dit que je ne devais rien à personne. Si je m’y étais rendu, ça aurait été uniquement pour satisfaire le regard des autres. », a-t-il précisé.
Pour Cadjessy, la douleur ne se mesure pas à une présence publique. Il estime que certaines réactions en ligne relevaient davantage de la mise en scène que d’un véritable hommage.
« Pour certains, ne pas être présent signifie ne pas avoir souffert. Pourtant, beaucoup de ceux qui parlaient ne le connaissaient même pas comme je l’ai fait », a-t-il regretté.
Tout en reconnaissant la nécessité d’honorer la mémoire du défunt, l’artiste affirme avoir fait le choix de vivre son deuil dans la sincérité et la discrétion.
« Oui, il fallait l’honorer. Mais pour ma part, je me devais d’être sincère et de pleurer véritablement mon ami. Ce n’était donc pas le bon endroit pour moi. », a-t-il conclu.
Karina Fofana
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