Bibiche Koffi, l’épouse de Ramatoulaye DJ de son vrai nom, Amani Kiffi Mathieu, s’est prononcée à propos de son époux, interpellé le mardi 13 janvier 2026 à la suite de la profanation du maillot de l’équipe nationale. « Voyez en lui un fils du pays qui a trébuché », a-t-elle imploré.
Bibiche Koffi, épouse de l’humoriste et DJ ivoirien Ramatoulaye DJ, de son vrai nom Amani Kiffi Mathieu, est sortie du silence après l’interpellation de son mari, survenue le mardi 13 janvier 2026. Dans un message empreint d’émotion publié sur sa page Facebook, elle a lancé un appel à la clémence et au pardon à l’endroit du peuple ivoirien et des autorités le 15 janvier 2026. « Voyez en lui un fils du pays qui a trébuché », a-t-elle imploré, reconnaissant sans détour la gravité de l’acte posé par son époux, tout en insistant sur ses regrets profonds.
Dans sa déclaration, Bibiche Koffi précise qu’elle ne cherche nullement à « justifier l’injustifiable », mais s’exprime avec « le cœur d’une épouse meurtrie ». Elle affirme que son mari, aujourd’hui privé de liberté, est conscient de son erreur et en mesure d’en tirer les leçons nécessaires.
S’adressant directement au peuple ivoirien, elle a présenté des excuses publiques : « Nous vous présentons nos excuses les plus sincères. La Côte d’Ivoire est une terre de pardon ; ne le condamnez pas dans vos cœurs. »
À l’endroit des autorités judiciaires et politiques, l’épouse de Ramatoulaye DJ a plaidé pour une « clémence paternelle », soulignant que son mari n’est « ni un ennemi de l’État, ni un homme qui hait son pays », mais plutôt un citoyen ayant commis une faute qu’il regrette amèrement. Elle appelle à lui accorder « une chance de se racheter par le travail et une conduite exemplaire ».
Pour rappel, cette affaire fait suite à la vive polémique déclenchée après l’élimination des Éléphants de Côte d’Ivoire à la CAN 2025, disputée au Maroc. Le samedi 10 janvier 2026, à l’issue de la défaite face à l’Égypte, Ramatoulaye DJ avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il apparaissait en train de danser et de marcher sur le maillot de l’équipe nationale.
Ces images, rapidement devenues virales, avaient suscité une forte indignation au sein de l’opinion publique ivoirienne, entraînant son interpellation quelques jours plus tard.
Alors que la procédure suit son cours, l’appel de Bibiche Koffi relance le débat entre sanction, pardon et responsabilité citoyenne, dans un contexte où les symboles nationaux demeurent hautement sensibles.
Karina Fofana

























