Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la journaliste présentatrice par ailleurs chantre, Konan N’Goran Anicette accuse un ancien footballeur international ivoirien d’avoir abusé d’elle faisant allusion à Touré Yaya Gnégnéri sans le citer dans cette vidéo. A cet effet, elle dit avoir adressé un courrier au Procureur de la République pour dédommagement. Elle déclare que du fait de n’avoir pas mis l’argent à la base de cette relation, elle a très mal quand elle entend ces injures.
« Il ne faut pas se voiler la face, j’ai été blessée en tant que femme, je me suis sentie abusée. Parce que tu ne peux pas te mettre dans une relation avec quelqu’un qui te promet monde et merveille et qui te demande des restrictions, d’arrêter beaucoup de choses et après on t’apprend que tu ne seras pas la deuxième femme mais plutôt la troisième. », a-t-elle dit d’entrée de jeu. Pour elle, ce sont des détails qu’on ne cache pas si la personne en face de toi est importante.
A lire aussi : Scandale des sextapes en Guinée-Équatoriale : Baltasar Engonga acquitté
« On dit : ma chérie, c’est vrai que tu me plais, comme je le dis, tu ressembles à la Première Dame, comme je l’appelle parce que dans un foyer polygamique, chacun doit connaitre sa place. Mais tu seras plutôt la troisième. Je l’aurais apprise de sa bouche, je n’aurais pas eu mal comme je l’ai apprise d’une amie avec qui j’ai fait Miss Côte d’Ivoire qui s’est mariée avec un footballeur. », a détaillé la journaliste.
« Celle-ci m’a dit pourquoi je me prive de sortie à cause de celui-là ? A ton service je suis sûre que tu ne croises beaucoup de personne, a-t-elle dit. Je réponds oui. Je lui dis que je suis dans ma relation, je veux être fidèle à mon homme. Donc je me prive de beaucoup de choses, j’évite même les sorties. », a-t-elle ajouté.
Surtout quand tu sais que ton « homme » est autoritaire, possessif, jaloux inutilement, a-t-elle souligné. Elle reconnait que ce n’est pas officiel mais il y a quand même des relations. « J’ai été abusée, je veux que réparation soit faite. Le mariage ne m’intéresse plus, je ne veux aucun engagement mais je veux juste être dédommagée. », a insisté Anicette Konan.
Par ailleurs, elle n’a pas manqué de remercier ses parents pour l’éducation qu’ils lui ont donné qui lui a donné la force de refuser certaines pratiques que ce partenaire selon elle voulait.
« Mais je lui disais que je ne peux pas. Je t’ai montré les conversations, je t’ai montré les vidéos. Il me demandait certaines choses au niveau sexuel mais je lui disais non je ne peux pas. Ce non catégorique auquel certaines filles auraient accepté qui le captait de plus en plus, faisait qu’il n’arrivait pas à me lâcher. », a-t-elle fait savoir.
« Donc, pour ce partenaire ça devenait un défi d’avoir Anicette Konan entre ses griffes. Je ne veux pas que ce problème ait un impact sur sa vie familiale. Je ne l’ai pas voulu parce qu’il y a longtemps que le problème est en cours. J’ai toujours gardé le silence mais je n’en peux plus. Les injures m’ont traumatisées. A cause du fait que je n’ai pas mis l’argent à la base de cette relation, j’ai très mal quand j’entends ces injures. », a fait savoir la journaliste présentatrice.
« Je souhaite comme je l’ai dit à Monsieur le Procureur que justice soit faite, que le dédommagement soit fait pour que j’aille voir un psychologue pour me redonner confiance en moi, pour aussi aider ces jeunes filles qui se sont retrouvées dans mon cas. Peut-être, c’est parce que je suis journaliste que j’ai le courage d’en parler. Mais imagine-toi ces filles qui n’ont personne à qui parler, qui ont été abusées par ce partenaire ? Parce qu’apparemment je ne suis pas la première, c’est son travail. », a-t-elle détaillé.
Elle reconnait que malgré tout, ce fut quelqu’un qui a vraiment travaillé pour la Côte d’Ivoire. « Nous aussi à notre niveau nous travaillons pour la Côte d’Ivoire. Je suis journaliste présentatrice, pendant la crise j’ai présenté le journal. Donc, je suppose que chacun à son humble niveau travaille pour la Côte d’Ivoire. A cet effet, je viens de la France. Pas que je doute de la force des ONG de la Côte d’Ivoire, mais en France j’ai pu rencontrer l’ONG la Maison des Femmes qui accompagne les femmes abusées, les femmes traumatisées. », a fait observer Konan.
Elle précise qu’elle ne veut créer aucun souci à ce dernier. « Raison, pour laquelle j’ai utilisé la voie de la négociation depuis le début. Mais cette personne me montre qu’elle est au-dessus de la loi. Je lui ai dit que ça aurait été un chien qui ne connait pas ses droits, ça aurait passé sous silence. », a-t-elle argué.
Anicette Konan affirme qu’elle décide de prendre ce fardeau, le porter, se battre et faire payer pour toutes ces filles qui endurent cette même situation qu’elle. « Ce n’est pas de la vengeance, c’est de la justice. Nous sommes en Afrique, la femme ne sera jamais l’égal de l’homme selon nos cultures et nos valeurs africaines. La femme ne sera jamais l’égal de l’homme mais elle a des droits qu’on doit respecter. », a-t-elle conclu.
Notons que dans une correspondance en date du 5 septembre 2025 qui lui ai attribuée (la journaliste) publiée sur les réseaux sociaux, adressé au Procureur de la République, elle accuse Touré Gnégnéri Yaya d’avoir abusé d’elle et demande réparation. Pour l’instant l’ex-footballeur n’a pas encore réagit à ces accusations, sa réaction est attendue.
Karina Fofana
























