Le journaliste-écrivain André Silver Konan, fondateur de Afriksoir.net, Ivoir’hebdo et Allbuzzafrica.com s’est prononcé sur les pressions que subissent certaines personnalités publiques. Il affirme qu’il est sans doute l’un des journalistes les plus insultés d’Afrique de l’Ouest.
Le journaliste et écrivain ivoirien André Silver Konan est monté au créneau pour dénoncer les pressions et attaques dont il affirme être victime depuis plus de vingt ans en raison de ses prises de position.
Fondateur de plusieurs médias en ligne, dont Afriksoir.net, Ivoir’hebdo et Allbuzzafrica.com, il affirme subir depuis 22 ans « les sarcasmes, les insultes, les dénigrements et les mensonges » de la part de militants issus de différents camps politiques en Côte d’Ivoire.
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Revenant sur son parcours, le journaliste explique avoir intégré une rédaction nationale en 2002, avant de devenir, dès 2004, l’un des plus jeunes rédacteurs en chef de son époque. Cette ascension rapide, marquée par des passages à la télévision et des distinctions professionnelles, aurait également été le point de départ de critiques particulièrement virulentes.

Il relate notamment un incident survenu dans un restaurant situé à proximité de l’ancienne cité universitaire d’Adjamé, où lui et son collègue Diarrassouba Sory auraient été pris à partie par des militants de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), mécontents de ses propos tenus lors d’une émission animée par Brou Aka Pascal.
Selon André Silver Konan, ces attaques ne se limitent pas à un seul bord politique. Il affirme être régulièrement pris pour cible par des sympathisants de trois camps différents, auxquels se seraient ajoutés, ces dernières années, des internautes malveillants sur les réseaux sociaux.
« Je suis sans doute l’un des journalistes les plus insultés d’Afrique de l’Ouest », déclare-t-il, évoquant la nécessité d’une grande résilience pour faire face à ces critiques répétées. Il insiste sur son indépendance éditoriale, affirmant ne rendre de comptes qu’à « sa conscience libre et indépendante ».

Dans son message, le journaliste a également adressé un mot de soutien à toutes les personnes confrontées à des formes de persécution morale, les encourageant à faire preuve de courage face à l’adversité.
Cette sortie relance le débat sur la liberté de la presse, la responsabilité des acteurs politiques et l’impact des réseaux sociaux dans le climat médiatique en Côte d’Ivoire.
Karina Fofana



























