La polémique née autour des chanteuses Colombe Merveille et Roseline Layo continue de faire réagir dans le milieu culturel ivoirien. L’artiste Prisk a tenu dénoncer une tendance récurrente à dresser les artistes les uns contre les autres. Selon Média Prime Mag, elle précise qu’au lieu de parler de la musique de Colombe Merveille, on la ramène systématiquement à une autre artiste.
Selon l’ex-rappeuse Prisk, depuis quelques jours, Colombe Merveille traverse une tempête qu’elle n’a ni provoquée ni souhaitée. Elle précise que la polémique née d’une émission télévisée, de quelques phrases sorties de leur contexte, puis livrées à une mécanique bien connue : le buzz, la comparaison facile et le procès d’intention.
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À l’en croire, cela fait pourtant longtemps que cette comparaison lui est imposée. « À chaque plateau télé, ou presque, au lieu de parler de sa musique, de son travail et de ses chansons, on la ramène systématiquement à une autre artiste. Comme si elle ne pouvait exister qu’en référence à quelqu’un d’autre, comme si sa trajectoire ne méritait pas d’être racontée pour elle-même », a-t-elle dénoncé.
Prisk fait savoir que la maison de production de Colombe avait pourtant anticipé le piège. « Des consignes claires avaient été données avant ses apparitions médiatiques. Le média d’où est partie la polémique avait été informé qu’elle ne souhaitait pas répondre à une question susceptible de la placer dans une posture de confrontation ou de laisser entendre qu’elle serait une copie de qui que ce soit. Malgré cela, la question a été posée, ouvrant la porte au malentendu. », a-t-elle déploré.
« On lui demande si Roselyne Layo est son modèle. Elle répond non. On lui demande si elle l’écoute pour copier sa voix. Elle répond non. Est-ce une faute ? Un manque de respect ? Une insulte envers une aînée ? », s’est interrogée Prisk.
Elle fait remarquer que Colombe Merveille n’a jamais nié le talent de Roselyne Layo. « Elle n’a jamais cherché à la rabaisser. Elle a simplement répondu avec sincérité, en expliquant que ses inspirations musicales viennent principalement du gospel américain et que, comme beaucoup d’artistes, elle peut reprendre des extraits d’artistes ivoiriens sur les réseaux sociaux, notamment dans le cadre des challenges TikTok. Rien de plus. Rien de moins. », a-t-elle insisté.
Malheureusement, a-t-elle dit, cette réponse a été coupée, sortie de son contexte, puis associée à une autre intervention issue d’une émission différente. « Résultat : des intentions qu’elle n’a jamais eues lui ont été prêtées. Concernant la voix et le style, il faut être honnête. Le tradi-moderne a des racines et une histoire. La voix basse, cassée et profonde n’appartient à personne en exclusivité. Elle traverse le zouglou et le patrimoine musical ivoirien. Yabongo reste une référence majeure de ce courant. Roselyne Layo comme Colombe Merveille puisent dans cette même source culturelle. », a clarifié Prisk.
Mais Colombe Merveille selon elle, ne se résume pas à une similitude de timbre. « Elle est une puissance vocale à part entière. Un talent brut. Une artiste qui n’a peut-être pas connu un succès fulgurant dès le départ, mais qui s’est construite dans l’ombre, avec foi, persévérance et détermination. », a-t-elle conclu.
Karina Fofana

























