En Guinée équatoriale, les spéculations autour d’une éventuelle libération de Baltasar Ebang Engonga, surnommé « Baltasar », continuent d’alimenter les discussions au sein du pouvoir. Pourtant, contrairement aux rumeurs relayées ces derniers jours, l’ancien haut responsable du régime est toujours détenu à la prison de Black Beach, à Malabo.
Ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), Bello avait été arrêté dans le cadre d’une vaste affaire de détournement de fonds publics. Après plusieurs mois de procédure, il a été condamné à huit ans de prison ferme par le tribunal provincial de Bioko, assortis d’une lourde amende pour corruption, enrichissement illicite et abus de pouvoir.
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Mais au-delà du dossier financier, c’est surtout le scandale sexuel ayant éclaté à Malabo qui a profondément secoué le clan présidentiel. Des centaines de vidéos intimes attribuées à Bello avaient circulé sur les réseaux sociaux, impliquant plusieurs femmes proches des cercles du pouvoir et provoquant une onde de choc sans précédent dans le pays.
Selon plusieurs sources médiatiques, cette affaire continue aujourd’hui de diviser la famille du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Une partie du clan Obiang, notamment la Première dame Constancia Mangue, plaiderait pour un geste de clémence envers Bello, évoquant notamment ses conditions de détention difficiles et son état de santé préoccupant.
Cependant, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, souvent appelé « Teodorín », resterait fermement opposé à tout assouplissement de sa détention. D’après certaines sources proches du pouvoir, les rivalités internes autour de la succession présidentielle expliqueraient en partie cette inflexibilité.
Dans ce contexte de tensions familiales et politiques, le sort de Bello demeure un sujet sensible à Malabo, symbole des fractures qui traversent les cercles dirigeants de la Guinée équatoriale. Baltasar Ebang Engonga, dit « Bello », a été condamné à huit ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, a rapporté l’AFP citant la Cour suprême de justice de Malabo.
« Le tribunal provincial de Bioko condamne Baltasar Ebang Engonga à huit ans de prison et à une amende de 125,4 millions de F CFA », a indiqué Hilario Mitogo, directeur général de presse de la Cour suprême, dans un message WhatsApp adressé à des jjournalistes Incarcéré à la prison de Black Beach, à Malabo, il a été condamné à huit ans de détention en août 2025. Ancien directeur de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF), Engonga était poursuivi aux côtés de cinq autres hauts fonctionnaires.
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