À l’approche de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue d’ici la fin de l’année 2026, le nom de Malick Tohé s’impose progressivement dans les débats.
Sans avoir officiellement déclaré sa candidature, le dirigeant suscite un intérêt croissant au sein des acteurs du football ivoirien. Plusieurs observateurs évoquent un soutien discret mais réel dans les cercles sportifs. Son profil, à la croisée des sphères institutionnelles et du terrain, est perçu comme un atout dans un contexte où la gouvernance du football national demeure un enjeu majeur. « Il possède une expérience considérable du milieu. Peu de personnes le savent, mais il a joué un rôle déterminant dans l’accession de Idriss Diallo à la tête de la FIF. Malick a été le faiseur de roi lors de cette échéance », confie un journaliste sportif.
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Dirigeant discret mais influent, Malick Tohé s’appuie sur un parcours riche au sein de l’instance fédérale. Il a occupé plusieurs fonctions stratégiques sous différents mandats, notamment aux côtés de Jacques Anoma et de feu Sidy Diallo, avant d’être nommé premier vice-président.
Sur le plan local, il est également engagé dans la gestion du CO Korhogo, club de Ligue 1 ivoirienne qu’il dirige officiellement depuis avril 2024. À l’échelle continentale, ses responsabilités au sein de la Confédération africaine de football renforcent son image de dirigeant expérimenté, capable de concilier les réalités locales et les enjeux internationaux. « Il incarne à la fois la continuité et une forme de renouveau », estime un dirigeant de club, qui voit en lui « un facteur d’équilibre et de rassemblement » dans un environnement marqué par des tensions persistantes.

Au-delà du football, Malick Tohé dispose d’un profil polyvalent. Acteur reconnu du secteur café-cacao, il dirige la société SONEMAT et a également occupé des fonctions au sein de la Primature, participant à la mise en œuvre de politiques publiques. Une double expérience qui consolide son image de gestionnaire aguerri.
Sur les réseaux sociaux comme dans les cercles de supporters, les signaux d’adhésion se multiplient. Sans campagne officielle ni communication structurée, une dynamique semble émerger autour de sa personne. Si cette tendance venait à se confirmer, elle pourrait rebattre les cartes de la prochaine élection à la tête de la FIF.
Pour l’heure, Malick Tohé est de plus en plus cité comme un prétendant crédible, aux côtés du président sortant Idriss Diallo et de Souleymane Coulibaly, président du Racing Club d’Abidjan. Une compétition qui s’annonce déjà déterminante pour l’avenir du football ivoirien.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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