Après une période marquée par des tensions internes, l’Union des journalistes ivoiriens en France (UJIF) semble amorcer un nouveau départ. Réunis en assemblée générale le samedi dernier à Paris, au complexe Ageca situé rue de Charonne dans le 20ᵉ arrondissement, les membres de l’organisation ont affiché leur volonté de tourner définitivement la page des divisions.
De 10 heures à 18 heures, les échanges ont été nourris et empreints d’un esprit de responsabilité. Au cœur des discussions, la nécessité de préserver l’unité de l’association et de consolider ses bases. Pour y parvenir, un comité ad hoc a été mis en place, réunissant les membres du bureau sortant dirigé par Georges Eden Bobia ainsi que ceux du camp conduit par son principal adversaire, Faustin Dali. Cette initiative a permis de rapprocher les positions et d’ouvrir la voie à un compromis salué par de nombreux participants.
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Au terme de plusieurs jours de concertation en amont, la rencontre de Paris a constitué un moment décisif. Les deux parties ont accepté de mutualiser leurs efforts afin de revisiter et d’harmoniser les textes fondamentaux de l’UJIF. Dans une atmosphère constructive, marquée par des concessions réciproques, les membres ont privilégié le dialogue pour éviter toute scission.
Parmi les principales résolutions adoptées figure la mise en place d’un comité scientifique chargé du toilettage des textes. Cette structure sera dirigée conjointement par Faustin Dali et Georges Eden Bobia, et poursuivra ses travaux à distance, notamment via des sessions en ligne. Une fois ces textes révisés et adoptés, l’organisation pourra entrer dans une nouvelle phase de son fonctionnement.

Dans cette dynamique de renouveau, la date du samedi 16 mai a été retenue pour l’élection du nouveau président de l’UJIF. Ce scrutin, très attendu, s’annonce déjà ouvert et disputé. Quatre candidats se sont officiellement déclarés : Thérèse Tikisha Digbeu, Axel Illary, Jean-Molière et Armand Iré. Tous auront désormais deux semaines pour convaincre leurs confrères, dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de stabilité, de vision et de crédibilité.
Placée sous le sceau du consensus retrouvé, l’assemblée générale a été conduite par Clément Yao, figure historique de l’association, assisté de Victor Achy. Une organisation saluée par les participants, qui voient dans cette rencontre un tournant décisif pour l’avenir de l’UJIF.
Avec cette dynamique de réconciliation, l’Union des journalistes ivoiriens en France espère désormais écrire une nouvelle page de son histoire, tournée vers l’unité et l’efficacité.
Lucien Kouaho (stagiaire)



























