Une expression devenue virale sur les réseaux sociaux et dans l’univers du rap ivoirien pourrait désormais faire l’objet d’un contentieux. François Kouadio, présenté comme l’inventeur de la formule « Foua Fouatabala », a saisi le Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) le 28 avril 2026 afin de faire reconnaître ses droits sur cette création largement reprise.
Popularisée par de nombreux artistes et internautes, l’expression « Foua Fouatabala » s’est imposée en quelques mois comme une référence humoristique et culturelle, intégrée dans des chansons, des vidéos et divers contenus numériques. Mais derrière ce succès se cache désormais une revendication : celle de son créateur, qui estime ne pas avoir été rémunéré pour l’exploitation de son œuvre.
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Selon ses déclarations, François Kouadio, le présumé créateur affirme avoir laissé circuler librement l’expression dans un premier temps, avant de constater son utilisation massive à des fins commerciales, notamment dans l’industrie musicale. Face à cette situation, il a décidé d’engager des démarches auprès du BURIDA pour obtenir une reconnaissance officielle de sa paternité et, potentiellement, des retombées financières liées à son usage.

Cette affaire soulève la question de la protection des créations immatérielles à l’ère du numérique, où des expressions populaires peuvent rapidement devenir des phénomènes viraux sans encadrement juridique clair. Si le BURIDA venait à statuer en faveur du plaignant, cela pourrait ouvrir la voie à une jurisprudence inédite en matière de propriété intellectuelle en Côte d’Ivoire.
En attendant, « Foua Fouatabala », autrefois simple expression humoristique, pourrait bien se retrouver au cœur d’un débat juridique sur les droits d’auteur et l’exploitation des contenus culturels à l’ère des réseaux sociaux.
Karina Fofana


























