L’artiste malien Iba One a annoncé le report de la sortie de son nouveau clip, initialement programmée pour le 1er mai. 2026. Dans un communiqué officiel adressé à ses fans au Mali et à travers le monde, le rappeur explique avoir pris cette décision en raison de la situation difficile que traverse actuellement son pays.
« Par respect pour la situation actuelle que traverse mon pays, j’ai pris la décision de reporter la sortie du clip », a déclaré l’artiste dans son message publié sur les réseaux sociaux. Une annonce qui témoigne de sa volonté de placer les préoccupations nationales au-dessus de l’actualité musicale.
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Dans son communiqué, Iba One a également adressé un message de compassion aux victimes des événements en cours. Il a exprimé ses pensées les plus profondes aux familles endeuillées, souhaitant le repos éternel aux disparus, tout en adressant ses encouragements et son soutien aux personnes blessées.
Cette prise de parole a été largement saluée par ses admirateurs, qui y voient un geste de responsabilité et de solidarité de la part de l’une des figures majeures du rap malien. Très suivi sur les plateformes numériques, l’artiste entretient depuis plusieurs années un lien fort avec son public, aussi bien au Mali qu’au sein de la diaspora africaine.

Malgré ce report, le chanteur rassure ses fans sur la sortie prochaine du projet. « Le moment viendra. Et quand il viendra, ce sera plus grand, plus fort », a-t-il promis, laissant entendre que ce clip reste une priorité artistique.
Par ce message sobre et empreint d’émotion, Iba One rappelle que les artistes demeurent aussi des voix sensibles aux réalités sociales de leur pays. En attendant une nouvelle date de sortie, ses supporters restent mobilisés et lui ont renouvelé leur fidélité à travers de nombreux messages de soutien.
Rappelons que des attaques coordonnées menées le samedi 25 avril 2026 par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont semé le chaos et ont mis en lumière la fragilité de la junte face à une insurrection de plus en plus organisée.
Les groupes jihadistes et séparatistes ont frappé simultanément plusieurs villes maliennes, de Bamako à Kidal, révélant un niveau de synchronisation inédit dans le conflit.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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