L’imam Mahmoud Barro qui était pourtant considéré jusqu’à présent comme un fervent partisan de la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso est porté disparu depuis le 31 mars 2026. Ce, suite à la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il critique vertement l’avant-projet de loi du gouvernement sur les pratiques religieuses.
Les fidèles de Bobo Dioulasso sont sans nouvelles de l’Imam Mahmoud Barro depuis le 31 mars 2026. Plusieurs sources proches de sa famille affirment qu’il a été enlevé à la suite de la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux dans laquelle il critique vertement l’avant-projet de loi du gouvernement sur les pratiques religieuses.
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« Le Chef de l’État a-t-il changé ou est-il entouré de mauvaises personnes ? Nous n’en savons rien. Le Président de la République que nous avons connu en la personne de Ibrahim Traoré, si tout le monde le félicite pour son bon comportement, nous ne savons pas si ce sont les conseillers qui le conseillent mal. », a dénoncé l’homme de Dieu.
Il poursuit pour dire que s’il (Ibrahim Traoré) a changé, qu’il fasse attention. « Si c’est aux musulmans qu’il a décidé de s’en prendre, qu’il fasse attention, l’impérialisme risque de faire son entrée. Si c’est l’œuvre de ses conseillers, qu’il les dégage auprès de lui. Laissez l’islam tranquille. Ce projet de loi qui est en train d’être instauré est de la provocation et ça risque d’emporter le régime en place », a-t-il prévenu.
Pour l’instant, les autorités burkinabé n’ont pas encore communiqué sur ce que certains qualifient « d’enlèvement ».
Notons que le gouvernement burkinabè a adopté le 19 mars 2026 un avant-projet de loi encadrant les libertés religieuses, visant à consolider la cohésion nationale et la laïcité. Ce texte encadre l’implantation des lieux de culte, interdit leur construction dans les services publics (hors santé-casernes) et sanctionne les nuisances sonores ainsi que les discours haineux.
Karina Fofana

























