Placée en garde à vue le jeudi 2 avril 2026 dans le cadre d’une enquête pour « apologie du terrorisme », l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a également été amenée à s’expliquer sur la découverte d’une petite quantité de drogue de synthèse dans son sac. Une situation qui vient s’ajouter à une procédure déjà sensible et largement médiatisée.
Selon des informations rapportées par franceinfo et attribuées à une source proche du dossier, l’élue aurait fourni des explications sur la présence de ces substances en affirmant qu’elle avait acheté du CBD à Bruxelles. C’est dans ce contexte qu’elle soutient que la drogue retrouvée aurait pu lui être remise à son insu, sans qu’elle en ait connaissance au moment des faits.
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L’eurodéputée, membre du mouvement La France insoumise, était initialement convoquée dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un message publié sur le réseau social X, depuis supprimé. Ce message faisait référence à Kōzō Okamoto, ancien membre de l’Armée rouge japonaise, impliqué dans un attentat meurtrier ayant causé la mort de 26 personnes à l’aéroport international Ben-Gourion en Israël. Cette publication avait conduit le pôle national de lutte contre la haine en ligne à se saisir du dossier.
La garde à vue de Rima Hassan a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique. Plusieurs responsables et élus issus de La France insoumise ont dénoncé la procédure, estimant qu’elle relevait d’un traitement disproportionné. Le leader du mouvement, Jean-Luc Mélenchon, a notamment réagi sur les réseaux sociaux, évoquant une « police politique » et dénonçant une atteinte à l’immunité parlementaire en France.
Cette affaire, qui mêle enjeux judiciaires et polémiques politiques, continue de susciter des débats dans l’opinion publique. Entre les accusations initiales liées à ses publications en ligne et les explications fournies concernant la découverte de substances illicites, le dossier de l’eurodéputée reste suivi de près par les autorités comme par ses soutiens politiques.
À ce stade, les investigations se poursuivent afin d’éclaircir les circonstances exactes entourant à la fois les faits reprochés dans le cadre de la procédure pour apologie du terrorisme et la présence de drogue dans ses effets personnels.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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