L’artiste tradi-moderne baoulé, N’Guess Bon Sens a confié à Serge Pacôme Didi que c’est seulement quand la fête de Pâques approche que les médias se souviennent d’eux.
L’artiste tradi-moderne baoulé N’Guess Bon Sens est monté au créneau pour dénoncer la faible visibilité dont bénéficient les artistes de sa communauté dans les médias ivoiriens. Dans des propos relayés par le journaliste Serge Pacôme Didi, il regrette que leur musique ne soit mise en lumière qu’à l’approche de la fête de Pâques.
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Selon lui, cette situation traduit une reconnaissance ponctuelle et insuffisante du riche patrimoine musical baoulé. « Les artistes baoulé sont là. Nous existons aussi. Mais c’est seulement quand la fête de Pâques approche que les médias se souviennent de nous », a-t-il déploré.
L’artiste souligne que les œuvres baoulé ne sont diffusées sur les stations de radio que durant cette période spécifique, notamment à l’occasion des festivités de Paquinou. Il en est de même pour les chaînes de télévision, qui ne solliciteraient les artistes qu’à travers des émissions spéciales consacrées à cet événement culturel majeur.
Une situation qu’il juge inéquitable, comparée à d’autres genres musicaux qui bénéficient, eux, d’une exposition régulière tout au long de l’année. À travers cette sortie, N’Guess Bon Sens lance ainsi un appel implicite aux médias et aux acteurs culturels afin de promouvoir davantage la diversité musicale ivoirienne.
Au-delà de la dénonciation, cette prise de parole relance le débat sur la valorisation des cultures locales et sur la place accordée aux musiques traditionnelles dans le paysage médiatique national.
Karina Fofana
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