Figure bien connue du showbiz ivoirien, Soumahoro Mauryféré dit Molare s’est récemment confié sur son parcours entrepreneurial, livrant un message fort à l’endroit de la jeunesse. Fort de plus de 25 années d’expérience dans les affaires, l’artiste reconverti en homme d’affaires revient sur des débuts modestes, marqués par la débrouillardise et la détermination.
Contrairement à l’idée largement répandue selon laquelle il faut disposer de moyens financiers importants avant de se lancer, Molare balaie cette perception. « Certaines personnes disent qu’il faut avoir les moyens avant d’entreprendre ? Non, c’est archi faux », affirme-t-il avec conviction. Pour lui, l’entrepreneuriat repose avant tout sur une idée, soutenue par la discipline et la rigueur.
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L’artiste se remémore ses premiers pas dans le monde des affaires, notamment aux côtés de son ami Ibou Crocro. Ensemble, ils lancent une imprimerie avec des moyens limités, allant jusqu’à cotiser pour acquérir du matériel de base, comme des tours de gravure de CD. À cette époque, leur activité consistait à vendre des CD vierges aux artistes, tout en restant volontairement en retrait pour éviter toute confusion. « Je me mettais en retrait pour qu’ils ne sachent pas que j’étais dans ce business, sinon ils n’allaient pas payer », explique-t-il.
Malgré des conditions précaires — un bureau exigu qu’il compare à une douche —, le duo parvient à générer des revenus. Ils proposaient par exemple des kits de 100 CD à 100 000 FCFA, pour un coût de production estimé à seulement 20 000 FCFA. Une stratégie qui témoigne de leur sens du commerce et de leur capacité à saisir les opportunités.

Au fil des années, Molare a diversifié ses activités. En plus de la production de CD, il a investi dans des maquis, dont certains sont restés inconnus du grand public, à l’image de « La Station » à Yopougon. Il s’est également lancé dans la fabrication et la location de kiosques, notamment à des commerçants nigériens, ce qui lui permettait de générer des revenus réguliers.
Cependant, l’entrepreneur insiste sur le fait que le chemin vers la réussite est loin d’être un long fleuve tranquille. « Tu seras confronté à des problèmes. Mais c’est justement à ce moment-là que tu dois être encore plus motivé », souligne-t-il.
À travers ce témoignage, Molare entend encourager les jeunes à oser entreprendre, même avec peu de moyens. Un message inspirant qui rappelle que les grandes réussites naissent souvent des débuts les plus modestes.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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