Le verdict est tombé ce vendredi 27 mars 2026 à Abidjan. Le journaliste d’investigation Saïd Penda a été reconnu coupable de diffamation et de diffusion de fausses informations par le tribunal de première instance du Plateau. Il écope d’une peine de six mois d’emprisonnement ferme.
Cette décision judiciaire fait suite à une plainte déposée par l’homme d’affaires burkinabè Mahamadou Bonkoungou, Président-directeur général du groupe EBOMAF. À l’origine de l’affaire, une vidéo publiée en juin 2025 dans laquelle le journaliste mettait en cause les activités du groupe, notamment son ascension dans le secteur du BTP au Gabon.
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Dans ladite vidéo, Saïd Penda affirmait vouloir « avertir très clairement le président du Gabon » au sujet de Mahamadou Bonkoungou, dont l’entreprise était, selon lui, devenue « subitement incontournable » dans l’attribution de marchés publics dans ce pays. Des propos jugés diffamatoires par le plaignant, qui avait alors décidé de saisir la justice ivoirienne.
Après plusieurs mois de procédure, le tribunal a tranché en faveur du patron d’EBOMAF. Dans une déclaration rendue publique à l’issue du procès, les avocats de Mahamadou Bonkoungou ont salué une décision conforme au droit. « Depuis le mois de juin 2025, nous avons engagé des poursuites contre Saïd Penda pour des faits de diffamation et de diffusion de fausses informations. Nous avions pris l’engagement d’aller jusqu’au bout, et nous l’avons respecté », ont-ils indiqué.
Ils ont également souligné que ce jugement marque « la reconnaissance par la justice du préjudice subi » par leur client, ajoutant que « le droit a été dit » à travers cette condamnation.
Cette affaire relance le débat sur la responsabilité des journalistes et des acteurs des médias dans la diffusion de l’information, notamment à l’ère des réseaux sociaux, où les contenus peuvent rapidement atteindre une large audience.
Pour l’heure, aucune réaction officielle de Saïd Penda n’a été rendue publique après le prononcé du jugement.
Lucien Kouaho (stagiaire)
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