La cérémonie d’ouverture officielle de la 5e édition du Kalieh Festival s’est tenue ce jeudi 26 mars 2026 à Gbatosso, village situé à environ deux kilomètres de Dianra, dans la région du Béré. L’événement était placé sous le parrainage de l’ancien ministre et homme d’affaires Bernard Koné Dossongui, représenté pour l’occasion par Dotia Bamba.
La mythique place Chongoungué de Gbatosso a accueilli l’ouverture officielle de ce rendez-vous culturel annuel dédié à la promotion et à la pérennisation des traditions. Les festivités se poursuivront jusqu’au samedi 28 mars 2026.
A lire aussi : Côte d’Ivoire : La 4ᵉ édition de l’AZK Festival consolide la scène reggae ivoirienne
Placée sous le signe de la valorisation des traditions et du dialogue des cultures, cette édition a rassemblé populations locales, autorités administratives et religieuses ainsi que de nombreux visiteurs venus célébrer la richesse culturelle du peuple sénoufo.

Une ouverture marquée par les rites traditionnels
Dès les premières heures de la journée, le village de Gbatosso a connu une ambiance particulière, rythmée par des chants, des danses et des moments de partage entre les différentes communautés présentes. Avant le début officiel de la cérémonie, la libation a été effectuée par Koné Brahima, chef du village de Gbatosso, suivie de bénédictions prononcées par les autorités religieuses.
Prenant la parole au nom du maire de la commune de Dianra, Koné Amourlaye, le troisième adjoint au maire, Tuo Fonissongui, a adressé le traditionnel « Fotamana » (bienvenue) aux festivaliers. Il a également salué l’engagement du commissaire général du festival, le Pr Nanourougo Coulibaly, pour ses actions en faveur de la promotion culturelle.
Un appel à la préservation des valeurs culturelles
À son tour, le commissaire général a exprimé sa gratitude à l’endroit des autorités traditionnelles, administratives et religieuses pour leur forte mobilisation. Il a également remercié le parrain du festival pour son soutien constant à l’initiative.
« Je vous invite à vous approprier ce festival. Je remercie tous ceux qui contribuent à la préservation de notre patrimoine culturel », a déclaré le Pr Coulibaly, tout en appelant les autorités à accompagner davantage le développement du Kalieh Festival.
Intervenant au nom du parrain, Dotia Bamba a salué l’importance de cette initiative dédiée à la promotion des valeurs culturelles sénoufo. Il a rappelé qu’après le festival Porlala organisé récemment à Kouto, les acteurs culturels se retrouvent à Dianra autour du Kalieh Festival, deux événements partageant la même ambition : valoriser l’héritage culturel sénoufo.

Au-delà de l’aspect festif, il a insisté sur la nécessité de faire de ce festival un espace d’échanges, de réflexion et de transmission des valeurs culturelles entre générations. « Il faut un retour absolu à nos valeurs culturelles », a-t-il lancé.
Un festival au service de la cohésion sociale
Le secrétaire général de la préfecture de Dianra, Blai Kpan, représentant le préfet du département, Ignace Amani Koffi, a salué les innovations introduites pour cette 5e édition. Il a également exprimé le souhait de voir ce festival contribuer au rayonnement du département et au renforcement de la cohésion sociale.
« Parce que quand il y a la culture, il y a le rassemblement et la cohésion sociale. Nous voulons qu’autour de ce festival, il y ait la paix en Côte d’Ivoire », a-t-il affirmé.
Au fil des années, le Kalieh Festival, également connu comme le festival des arts du spectacle initiatique de Dianra, s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur dans la localité, mettant en lumière les traditions et le patrimoine des peuples de la région.
Des prestations artistiques très appréciées
La cérémonie d’ouverture a été ponctuée par plusieurs activités culturelles et récréatives. Le public a notamment assisté à un défilé de parures féminines en pays sénoufo, à des jeux destinés aux enfants ainsi qu’à diverses prestations artistiques traditionnelles.

Parmi les moments forts figuraient la danse Tchedou Tama de Ziédougou, le Sédjoumon de Kanoroba, le Kôrôkadal des forgerons de Lenguedougou (Tchokaha), sans oublier le Fogué de Gbatosso, qui ont suscité l’enthousiasme des spectateurs.
À travers cette première journée baptisée « Fotamana », les organisateurs ont voulu transmettre un message d’hospitalité et d’ouverture, tout en rappelant l’importance de préserver l’héritage culturel sénoufo.
Karina Fofana
Côte d’Ivoire : La 8e édition des RICA démarre officiellement ce 11 mars à Abidjan – allbuzzafrica


























