Amir Abdou, sélectionneur des Étalons du Burkina Faso était en conférence de Presse ce lundi 23 mars 2026. Il affirme qu’il y a des journalistes à moitié « agents de joueurs ». Il fait savoir qu’il n’est pas là pour faire plaisir aux gens.
Le sélectionneur des Étalons du Burkina Faso, Amir Abdou, a tenu un discours direct lors d’une conférence de presse organisée ce lundi 23 mars 2026. Face aux journalistes, le technicien s’est exprimé sans détour sur les critiques liées à ses choix de sélection et sur l’influence supposée de certains acteurs autour de l’équipe nationale.
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Visiblement agacé par certaines interrogations, le sélectionneur a rappelé que les débats autour de la liste des joueurs sont fréquents dans le pays. Selon lui, de nombreux observateurs se comportent comme des sélectionneurs avant chaque rencontre.
« Il y a 22 millions d’habitants au Burkina Faso, plus la diaspora. Avant chaque match, vous êtes 22 millions de sélectionneurs », a-t-il lancé, avant d’adresser une réponse indirecte aux critiques sur sa nomination : « Moi, quand je suis arrivé, j’ai postulé. Pour ceux qui posent ces questions, je vais vous répondre indirectement : vous auriez aussi pu postuler… »
Au cours de son intervention, Amir Abdou a insisté sur son indépendance dans le choix des joueurs. Il affirme ne subir aucune pression, ni de la part de dirigeants, ni de la part d’agents ou de présidents de clubs.
Le sélectionneur a également dénoncé certaines pratiques dans l’environnement du football, évoquant notamment des journalistes qu’il considère proches d’agents de joueurs. « Je ne sélectionne pas un joueur parce que c’est le cousin de quelqu’un, parce que son agent est proche de quelqu’un, ou parce qu’il vient de mon académie. Je ne fonctionne pas comme ça », a-t-il déclaré.
Dans la même dynamique, il a tenu à rappeler qu’il assume pleinement ses responsabilités à la tête de la sélection nationale. Selon lui, les décisions finales lui reviennent et ne seront influencées par aucune pression extérieure.
« La vérité peut blesser, mais moi je dis les choses telles qu’elles sont. Je ne suis pas là pour faire plaisir. J’ai une responsabilité : je suis le sélectionneur et c’est moi qui prends les décisions finales », a-t-il conclu.
Cette sortie médiatique du sélectionneur des Étalons risque de susciter de nombreuses réactions dans le milieu du football burkinabè, déjà très attentif aux performances et aux choix tactiques de l’équipe nationale.
Karina Fofana
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