Dans un contexte de vives tensions autour de certaines décisions arbitrales sur la scène du football africain, les déclarations d’Issoufou Dem continuent de susciter de nombreuses réactions. Invité sur la chaîne BF1, l’analyste sportif n’a pas mâché ses mots en évoquant les précédents impliquant la sélection sénégalaise.
Dans un communiqué publié mardi 17 mars 2026 en fin de soirée, le jury d’appel de la Confédération Africaine de football (CAF) a annoncé retirer à l’équipe du Sénégal la victoire en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et d’accorder la victoire sur le score de 3-0 à la sélection du Maroc.
Revenant sur les polémiques récentes liées à des interruptions de matchs, Issoufou Dem a estimé que ces situations ne relevaient pas d’un fait isolé. « Il fallait que cela prenne fin un jour. Le Sénégal est habitué à interrompre les matchs », a-t-il affirmé avec fermeté, pointant du doigt ce qu’il considère comme une récurrence dans l’attitude des Lions de la Teranga face à certaines décisions.
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Pour appuyer son argumentaire, le consultant a convoqué un épisode marquant de l’histoire du football africain, en l’occurrence la Coupe d’Afrique des Nations 2000. « Rappelez-vous de la CAN 2000 au Nigeria, le Sénégal est sorti du terrain avec leur capitaine qui demandait à ses coéquipiers de sortir », a-t-il rappelé, évoquant une scène qui avait à l’époque suscité de vives critiques et alimenté le débat sur le respect des décisions arbitrales.
Dans la même dynamique, Issoufou Dem a également évoqué une autre controverse liée à une rencontre entre le Sénégal et l’Afrique du Sud. Selon lui, « l’arbitre avait aussi validé le match Sénégal-Afrique du Sud avant la décision », suggérant que les contestations actuelles devraient être replacées dans une perspective plus large.
Ces propos interviennent alors que plusieurs voix s’élèvent sur le continent pour dénoncer ou défendre certaines décisions arbitrales et institutionnelles. En filigrane, c’est la question de la discipline, du fair-play et du respect des règles qui est posée, dans un football africain en quête de crédibilité et de stabilité.
Si les déclarations d’Issoufou Dem divisent, elles ont le mérite de relancer le débat sur les comportements des équipes nationales face à l’arbitrage. Reste à savoir si ces prises de position contribueront à apaiser les tensions ou, au contraire, à raviver les antagonismes déjà perceptibles dans le paysage du football africain.
Lucien Kouaho (stagiaire)


























