Selon un texte de Bruno Garcia, le boxeur ivoirien Séa Robinson fut le deuxième sportif du pays à être reçu à titre individuel par le président de la République, Félix Houphouët‑Boigny, après l’athlète Gaoussou Koné.
Dans son récit, Bruno Garcia compare cet honneur à celui accordé autrefois par un président brésilien à la légende du football Pelé. Le chef de l’État ivoirien avait alors reçu officiellement Séa Robinson accompagné de son entraîneur et manager Raoul Rabet.
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Cette rencontre à la présidence symbolisait la reconnaissance du talent et du potentiel du jeune boxeur. À l’époque, beaucoup voyaient déjà en lui un futur champion d’Afrique, voire du monde. Son entraîneur, les dirigeants de la Fédération ivoirienne de boxe ainsi que le matchmaker Prince Alawodé partageaient cette conviction.
Une journée historique pour la boxe ivoirienne
Le texte de Bruno Garcia relate également un combat décisif disputé au Central Boxing Club, dont l’issue s’était fait attendre. Comme si le destin voulait que la dernière étape avant l’entrée de Séa Robinson sur la scène internationale soit pleinement convaincante.
Au fil du combat, le public ivoirien comprit l’importance de l’événement. Les spectateurs, d’abord tendus, finirent par applaudir avec ferveur, conscients qu’un moment important du sport national était en train de se jouer.
Cette tension s’expliquait par l’enjeu : faire de Séa Robinson une véritable vedette internationale. Une défaite qui à en croire Bruno Garcia aurait pu fragiliser les espoirs placés en lui et remettre en cause tout le travail accompli par son équipe.
Entre critiques et reconnaissance
Avant cette consécration, Séa Robinson et son manager Raoul Rabet avaient dû faire face à de nombreuses critiques, jalousies et incompréhensions, aussi bien dans la presse que dans certains milieux sportifs.
Mais ce jour-là, à la présidence, tout cela semblait loin. Selon Bruno Garcia, ils formaient simplement « une famille de gens comblés », heureux d’avoir surmonté les obstacles et d’avoir cru en leur projet malgré les doutes.
Pour l’auteur, cette réception officielle marquait une étape majeure dans l’histoire du sport ivoirien. Elle symbolisait l’espoir de voir la boxe nationale s’imposer sur la scène internationale et constituait déjà, à ses yeux, « une date historique dans les annales du sport ivoirien ».
Karina Fofana
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