Une foule impressionnante s’est rassemblée ce mercredi 4 février 2026 devant le tribunal de Bingerville à l’occasion du procès impliquant l’influenceuse ivoirienne Aurélie Fadiga. Dans une atmosphère chargée d’émotion, anonymes et personnalités publiques ont répondu présents pour exprimer leur soutien à la jeune créatrice de contenu, devenue malgré elle le symbole d’un combat contre la violence.
À l’intérieur comme à l’extérieur du palais de justice, la mobilisation était spectaculaire. La salle d’audience, le hall et même la terrasse ont été pris d’assaut par des citoyens venus réclamer justice. Des figures issues du monde de la mode, du cinéma et des réseaux sociaux se sont mêlées à la population dans un élan de solidarité rarement observé dans une affaire de ce type. Un mot revenait sur toutes les lèvres : justice.
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Dans cette affaire très médiatisée, «la mère accusée d’avoir porté un violent coup à la tête d’Aurélie Fadiga a été condamnée à trois ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 300 000 francs CFA», selon des informations relayées par des médias en ligne Affairage.net. La fille de la principale accusée ainsi que l’employée présente lors des faits ont chacune écopé d’un an d’emprisonnement ferme et d’une amende de 100 000 francs CFA. Au moment où nous mettions sous presse, l’audience se poursuivait pour statuer définitivement sur certains aspects du dossier.
À sa sortie d’audience, Aurélie Fadiga a été fortement ovationnée par la foule nombreuse qui était venue la soutenir.
L’affaire trouve son origine dans un partenariat commercial autour de produits de beauté qui aurait mal tourné. Une altercation aurait éclaté entre les différentes parties, débouchant sur une agression physique. Des vidéos de la scène, massivement partagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué une vive indignation et déclenché une vague de soutien sous le hashtag « Justice pour Aurélie Fadiga ».
Selon des sources proches du dossier, la jeune femme a subi d’importantes blessures à la tête, nécessitant des soins médicaux immédiats. Très suivie sur TikTok, elle bénéficie d’une large communauté, ce qui a amplifié l’onde de choc provoquée par les images de l’agression.
Dans une tentative d’apaisement, les parents de l’accusée avaient diffusé une vidéo pour supplier l’influenceuse de retirer sa plainte. Mais Aurélie Fadiga a maintenu sa décision, estimant que les faits devaient être examinés par la justice. Déférées devant le parquet, les accusées ont finalement comparu dans un climat de forte pression populaire.
Lucien Kouaho (stagiaire)
























