La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, au nom du Gouvernement et en son nom personnel, a rendu hommage au Maestro Boncana Maïga, décédé à Bamako le 28 février 2026 à l’âge de 77 ans. Elle affirme que le parcours de Boncana Maïga est celui d’un homme entièrement consacré à l’art.
C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès, ce samedi 28 février 2026 à Bamako, au Mali, du Maestro Boncana Maïga, monument de la musique africaine et bâtisseur de la scène musicale ivoirienne.
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Le parcours de Boncana Maïga est celui d’un homme entièrement consacré à l’art. Dès les années 1970, il choisit la Côte d’Ivoire comme terre d’expression et d’engagement.
Directeur du Conservatoire, professeur à l’Institut National Supérieur des Arts et de l’Action Culturelle (INSAAC), il a contribué à structurer l’enseignement musical et à hisser le niveau d’exigence artistique de notre pays.
À la tête de l’Orchestre National de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), il a marqué de son empreinte la création musicale ivoirienne.
Sa touche unique résidait dans sa capacité à marier harmonieusement les sonorités traditionnelles africaines et les arrangements modernes, avec finesse, profondeur et élégance.
Il ne se contentait pas de diriger : il révélait, il façonnait, il sublimait. Des artistes et des groupes tels qu’Africando, Aïcha Koné, Alpha Blondy, Orentchy et bien d’autres ont bénéficié de son regard exigeant et de son accompagnement de qualité.
Mais au-delà de l’artiste accompli, il y avait le pédagogue. Boncana Maïga croyait profondément en la jeunesse. Il a transmis aux plus jeunes non seulement un savoir technique rigoureux, mais aussi l’amour du travail bien fait, la discipline et le respect des racines culturelles.
Sa transmission était une mission, presque un sacerdoce.
Beaucoup de musiciens d’aujourd’hui portent en eux une part de son enseignement. Accessible, discret, attentif aux autres, il préférait mettre la lumière sur ses élèves plutôt que sur lui-même. Cette simplicité donnait encore plus de force à son œuvre.
La Côte d’Ivoire perd un maître, l’Afrique un géant, et la musique un guide.
Au nom du Gouvernement et en mon nom personnel, je m’incline avec respect devant sa mémoire et adresse mes condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches, à ses anciens élèves et à toute la communauté artistique.
Repose en paix, Maestro. Ton héritage artistique et humain continuera d’inspirer des générations et des générations.
NDLR : Le titre et l’introduction sont de la rédaction

























